Dimanche prochain les Hongrois sont appelés aux urnes pour des élections législatives. Un scrutin sous influence de la guerre en Ukraine.

La guerre, invitée surprise des élections en Hongrie.
La guerre, invitée surprise des élections en Hongrie. © AFP / ATTILA KISBENEDEK

Si dans les derniers sondages, Victor Orban semble mettre une certaine  distance avec l’opposition, et pourrait se diriger vers un quatrième mandat consécutif, il est clair que la guerre en Ukraine perturbe ce scrutin et influence les récents discours de campagne. Les Hongrois, comme les ukrainiens aujourd’hui, connaissent trop le prix du sang versé lorsque les chars russes sont entrés à Budapest en 1956. Victor Orban est sans doute le dirigeant européen qui a affiché ces derniers mois la plus grande  proximité avec Vladimir Poutine. Notamment en 2014, lorsqu’il a vanté le modèle russe, posant dans un discours resté célèbre les piliers de son concept de démocratie illibérale. Depuis le début de la guerre Victor Orban ménage en effet  la chèvre et le chou. Il a refusé d’envoyer de l’aide militaire à l’Ukraine tout en s’associant aux sanctions de l’Union européenne. Il se pose en défenseur de la paix. Son discours est simple: rester en dehors de la guerre et ne pas s’y laisser entrainer tout en accusant l’opposition de vouloir intervenir dans le conflit. Une opposition qui pose une alternative aux électeurs: ce scrutin sera le choix entre l’Europe ou la Russie de Poutine. Ces derniers jours dans les rues de Budapest un slogan est apparu: Les Russes rentrez chez vous! Le même slogan qu’en 1956. Traditionnellement les conservateurs, donc le camp de Orban, sont anti russes. Est ce que cela suffira à faire basculer le pouvoir en Hongrie?

Bruxelles autorise des aides d’Etat pour les entreprises de l’Union en difficulté.

C’est un assouplissement bienvenu des règles limitant les aides d’Etat. Les pays sont autorisés a accorder des prêts bonifiés ou des subventions aux  entreprises qui subissent l’impact des sanctions et la flambée des prix du gaz. De 35.000 euros a 400.000 euros en fonction des secteurs. Une aide sous conditions, avec des plafonds pouvant aller jusqu’à 50 millions d‘euros en cas de pertes d’exploitation.

L'Allemagne envisage de revenir sur la fermeture des centrales à charbon.

Là aussi c’est une conséquence de la guerre en Ukraine. L'Allemagne envisage de revenir sur la fermeture programmée de certaines centrales électriques au charbon, tout cela pour réduire sa dépendance vis a vis  des énergies fossiles russes. Un plan qui  prévoit également de proposer des crédits à faible taux d'intérêt aux entreprises confrontées à des problèmes de liquidités en raison de la flambée des prix de l’énergie.

L’agenda européen

Jeudi à Vienne, réunion des ministres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole. l’OPEP. Une réunion scrutée à la loupe au vu de la flambée des prix du pétrole ces derniers semaines.

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