Le Conseil supérieur des programmes doit faire des propositions au ministre de l'Education d'ici la fin novembre pour renforcer l'enseignement de la question climatique à l'école. Mais les auditions qu'il a menées font débat.

Enfant touchant un tronc d'arbre
Enfant touchant un tronc d'arbre © Getty / d3sign

En juin, le Ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer, a envoyé une lettre de mission dans laquelle il demande au conseil « d’identifier et de renforcer les éléments ayant trait au changement climatique, au développement durable et à la biodiversité, dans les programmes d’enseignement de l’école et du collège ».

Le ministre ne veut pas que les choses soient cantonnées au lycée et donc amorcer la sensibilisation dès le plus jeune âge pour assurer à chaque élève « une base scientifique (…) qui lui permette de comprendre les enjeux et d’agir à l’âge adulte en citoyen responsable »

« Pour garantir la qualité scientifique de vos propositions, conclut Jean-Michel Blanquer à l’attention des 18 membres du conseil supérieur des programmes, vous pourrez solliciter les meilleurs experts sur ces questions qui exigent objectivité, rigueur et précision scientifiques ».

Les conclusions de cette mission doivent être rendues fin novembre.

La liste des 23 « meilleurs experts », auditionnés, en septembre et octobre, a fait réagir. Parmi les experts auditionnés, François Gervais, physicien qui signait l’an dernier un livre intitulé L’urgence climatique est un leurre, et Vincent Courtillot, géophysicien signataire lui, il y a un mois, d’une lettre aux Nations-Unies titrée Il n’y pas d’urgence climatique, avec 500 autres, dont François Gervais également. François Gervais et Vincent Courtillot sont deux climato-sceptiques notoires.

Pour aller plus loin :

Lettre de mission de Jean-Michel Blanquer au CSP

Liste des experts auditionnés

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