Les auditeurs ont été nombreux à regretter le silence soudain dans les médias nationaux sur ce qui se passait à Rouen quand Jacques Chirac est mort. Comment les décisions éditoriales ont-elles été prises à France Inter ? Tous les acteurs reviennent sur le jour J.

Le nuage de fumée qui s'échappe de l'incendie de Lubrizol
Le nuage de fumée qui s'échappe de l'incendie de Lubrizol © Radio France / Coralie Moreau

Il y a eu les cafouillages de la communication politique, il y a aussi la communication médiatique autour de l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen, le même jour que l'annonce du décès de Jacques Chirac. Il n'y a qu'à voir les nombreux messages d'auditeurs relayés par la médiatrice de Radio France :

  • « Tout sur la mort de Mr Chirac, rien sur l’incendie de Rouen alors que des vies sont en danger, l’environnement en péril. Vous choisissez le mauvais sujet. »
  • « Vous ne semblez pas trouver digne d’intérêt la catastrophe écologique majeure qu’est l’incendie de l’usine Lubrizol, au vu du peu de temps que vous lui consacrez. Je trouve cela honteux. »
  • « Même la mort de Jacques Chirac ne justifie pas que l’on accorde si peu d’importance à cet événement dont on ne connaît pas encore la portée sur le plan écologique et humain. » 
  • « Presque pas un mot sur la catastrophe environnementale suite à l‘incendie de Lubrizol à Rouen. France Inter avait annoncé son souhait de mettre l’accent sur les problèmes environnementaux, c’est gagné. »

France Inter comme toutes les chaines nationales est passé en édition spéciale. 2h entre midi et 14h, où Rouen et toute autre actualité ont effectivement disparu de la carte. 

C’est Bruno Duvic qui est aux manettes :

« à 11h57 on a la dépêche de l'Agence France Presse qui dit "Jacques Chirac est mort" et il y a tout de suite une espèce de tempête dans la rédaction. »

Bruno Duvic analyse a posteriori

« On aurait dû en parler, on aurait dû ouvrir une fenêtre sur Rouen, on aurait pu et on aurait dû. »

Depuis lundi après-midi, la séquence Chirac est refermée, et le temps suspendu, comme un nuage noir, a repris son cours. Avec désormais, la suie retombée, l’attente des réponses sur l’impact écologique et sanitaire de cette catastrophe… pour tout le monde.

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