Jeudi dernier avait lieu au Sénat un débat sur un rapport intitulé : "Adapter la France aux dérèglements climatiques à l'horizon 2050 : urgence déclarée", en présence de la ministre de la transition écologique Elisabeth Borne. Qui assure que le gouvernement passe à l'action. Vraiment ?

Le Palais du Luxembourg qui abrite le Sénat à Paris, France
Le Palais du Luxembourg qui abrite le Sénat à Paris, France © Getty / David Briard

Pour ce débat, l'hémicycle était très « clairsemé », et les absents avaient tous une bonne excuse :

"Je présidais la commission des affaires européennes ..." argue un sénateur, quand un autre se justifie par "J'étais ailleurs, vous savez on ne peut pas être au four et au moulin"

Les autres sénateurs malgré leur absence au débat, sont bien conscients de l’urgence climatique déclarée, comme l’écrit le rapport. 

Tous, quel que soit leur groupe politique, ont dit la même chose :

"Stop au diagnostic, maintenant, il faut se mettre en action", ou encore "Il ne faut que ce ne soit que des mots, il faut des actes très vite"

A la tribune, Elisabeth Borne annonce d'emblée une "accélération", mais son discours n'égraine qu'une série de bilans ou de plans de prévention sans laisser voir l'ombre d'une action.
La ministre conclut :

"Vous le voyez le gouvernement est pleinement mobilisé pour réussir l'adaptation au changement climatique"

On le voit bien, oui ! Et c'est une sénatrice qui semble le mieux résumer les choses : "il faut prendre le temps surtout quand c'est urgent". 

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