Les chauffages extérieurs sont allumés sur les terrasses des bistrots et cafés, en particulier à Paris, où le thermomètre affiche encore plus de 15 degrés à l'heure de l'apéro... Une perte d'énergie flagrante, mais le confort semble l'emporter sur les considérations écologiques...

Chaud dehors !
Chaud dehors ! © Getty / Mats Silvan

Alors qu'il fait 15 degrés, vous avez peut-être déjà vu, en ce moment, le soir, ces espèces de parasols avec bouteille de gaz intégrée, ou radiateurs électriques alignés, tout rougeoyants, au-dessus des tables en terrasse des bistrots.

Au grand dam de beaucoup, dont notre Thomas Legrand qui tweetait samedi soir la photo d’une terrasse chauffée dans le quartier des Halles à Paris.

Me voici donc partie enquêter sur le terrain, à l’heure du verre de rouge et de la planche de fromage, où les voisins de table assurent que l'écologie est évidemment une question importante, mais semblent l'oublier une fois installés.

"On va pas se le cacher c'est un peu égoïste, donc l'écologie c'est bien, mais avoir froid c'est nul" réagit une cliente du restaurant

Terrasse chauffée quand il fait 15°C à l'extérieur
Terrasse chauffée quand il fait 15°C à l'extérieur © Radio France / Camille Crosnier

Pourquoi donc allumer ces chauffages ?

Des chauffages que la mairie voulait interdire en 2013, par souci écologique, interdiction qui a été annulée par la justice.
Les réactions des serveurs et des patrons de bar sur le sujet ont été très diverses. 

"La clientèle à la fin de la journée, elle a froid" justifie un restaurateur 

"Je suis tout à fait conscient que c'est pas très bon, mais nous pour notre chiffre d'affaire on est obligé de les mettre surtout si sur les autres terrasses ils sont allumés, moi ça me coûte de l'argent les chauffage, je vais pas les allumer comme ça, pour le plaisir de réchauffer la planète." explique un patron de bistrot plus sincère

Un peu plus loin, la serveuse d'une autre terrasse qui n'a pas allumé ses radiateurs résume bien la situation 

"On est une génération qui commençons à nous battre pour l'écologie, et on s'offusque de certaines choses et à côté, il y a un certain confort que l'on n'accepte pas de perdre."

C’est toute l’histoire de la transition écologique. Et la prise de conscience est une première étape, c’est donc déjà pas mal !

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