Elle a 36 ans et elle est jugée cette semaine avec huit autres militants pour avoir décroché le portrait d'Emmanuel Macron dans plusieurs mairies à Paris : rencontre avec Pauline Boyer, ancienne pharmacienne désormais désobéissante civile, et fière de l'être.

Pauline Boyer à Bayonne durant la grande marche des portraits à l'occasion du G7, août 2019
Pauline Boyer à Bayonne durant la grande marche des portraits à l'occasion du G7, août 2019 © AFP / SAMUEL BOIVIN / NURPHOTO

Pauline est donc décrocheuse de portrait et a effectivement décroché le portrait du Président en février dernier dans plusieurs mairies d’arrondissements à Paris, pour lui faire passer un message. 

Une façon de dénoncer l’inaction du « champion de la Terre » malgré ses discours et ses promesses.
Elle voulait lui faire passer un message : 

Écoute les scientifiques et passe à l'action concrètement. Il ne s'agit pas uniquement de parler, mais d'accorder les paroles aux actes".

Pauline Boyer - décrocheuse de portraits
Pauline Boyer - décrocheuse de portraits / Camille Crosnier

Pour l’instant, le résultat c’est le tribunal, avec les huit autres militants décrocheurs de portrait, Alma, Cécile, Emma, Thomas, Vincent, Marion et Etienne, 29 ans de moyenne d’âge. Tous comparaissent pour vol en réunion, devant la chambre qui traite les affaires terroristes. Ils encourent cinq ans de prison et jusqu’à 75 000 euros d’amende.

En 2015, Pauline a complètement changé de vie, activiste climat aujourd’hui à Paris, elle était avant PHARMACIENNE dans les Vosges.

Un changement radical, que tout le monde ne peut opérer. Malgré les sueurs froides de ses parents, Pauline ne compte pas revenir en arrière.

Changer tout le système, c’est ce vers quoi de plus en plus de jeunes et de retraités se tournent. Et même si Pauline est condamnée demain – pour info les autres procès ont donné pour l’instant des relaxes et des amendes de quelques centaines d’euros - elle continuera à se mobiliser. 

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