Les livres sur l'effondrement se multiplient dans les librairies, mais rebutent certains clients, qui les jugent trop anxiogènes. Pourtant, ils se vendent !

Les livres sur l'effondrement
Les livres sur l'effondrement © Getty / Luis Alvarez

Ils ont pour titre Effondrement, Comment tout peut s’effondrer, Pourquoi tout va s’effondrer, Vivre l’effondrement (et pas seulement y survivre), ou encore l’Humanité en péril et appartiennent au champ littéraire du « catastrophisme », de la « collapsologie », du « survivalisme écolo post apocalyptique » ; les livres sur l’effondrement se multiplient dans les rayons des librairies. 

Pourtant, le cataclysme climatique ne fait pas rêver, même si nous avons tous entendu parler de ces livres, et de leurs auteurs : Pablo Servigne, Jared Diamond, ou Yves Cochet.

Plus de 76.000 exemplaires ont été vendus pour Comment tout peut s’effondrer de Pablo Servigne depuis sa sortie en 2015, 40.000 pour Une autre fin du monde est possible sorti il y a un an. Jared Diamond et son Effondrement, qui date lui de 2009 : 65.000 exemplaires. Et pour le livre de Yves Cochet sorti à la mi-septembre, presque 6.000. Difficile donc uniquement avec ces chiffres de se faire une idée précise – sur Internet, ils ne sont pas dans le Top 100 des ventes sur Amazon par exemple, mais dans la catégorie « environnement », Pablo Servigne est bien classé. 

Il existe pourtant de vraies raisons psychologiques à grimacer devant ces livres sur l’effondrement comme l'explique le professeur Antoine Pelissolo, chef du service psychiatrie de l’hopital Henri Mondor à Créteil :

Pour chaque personne c'est un chemin difficile à faire puisque pendant des années on était plutôt dans l'insouciance par rapport à l'avenir du monde. Et là aujourd'hui c'est violent comme changement et ça nous confronte à quelque chose qui pourrait être terrible. Le frein peut venir de cette peur profonde et existentielle, en psychologie on parle de déni. Et qui mène donc à s'empêcher de lire.

Il peut aussi y avoir le phénomène inverse, se sur-informer, une sorte d’hypocondrie écologique. Dans tous les cas le professeur a un conseil : agir, et si possible en famille. Le tout en y allant progressivement, ne vous faites pas une orgie de livres catastrophes à Noël ! 

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.