Depuis la grève du mois de décembre, les cyclistes sont de plus en plus nombreux à Paris en particulier. L'occasion d'aller faire un petit tour en pédalant pour faire connaissance...

Les cyclistes dans Paris lors des grèves des transports en commun au mois de décembre
Les cyclistes dans Paris lors des grèves des transports en commun au mois de décembre © AFP / Mathieu Menard / Hans Lucas

Vous avez tous vus, pendant la grève des transports ces images d’embouteillages de petites reines soudain beaucoup trop nombreuses aux feux rouges.

Et voilà l’une de ces néocyclistes : 

"Je me suis remise au vélo depuis les dernières grèves de décembre et je continue aujourd'hui."

Et qui dit néo-cycliste dit équipement :

"Au bout d'un mois et demi de télé-travail j'ai décidé de sauter le pas et d'acheter un vélo. Le plus léger du marché, c'est un vélo électrique, il est pliable et maniable et je pense pas que je reviendrais en arrière."

Il y a aussi les casques, les pantalons de pluie, et ceux qui clignotent de partout avec des lumières jusque sur leur sac à dos, des boules à facette roulantes dis donc ! 

Une retraitée s’y est remise : 

"Je sors tout le temps maintenant, parce que je vais plus vite en vélo qu'en métro ou en bus. Par contre je trouve ça très très dangereux, les piétons font n'importe quoi, les trottinettes font n'importe quoi, les font vélos n'importe quoi."

Apparemment ce sont les cyclistes les plus aguerris qui sont plutôt concernés. 

A vélo, il y a aussi l'effet fier de doubler la file de voitures et de bus coincés dans les bouchons.

Pendant la grève le trafic cycliste a été multiplié par deux même trois sur certains axes de la capitale, et aujourd’hui, il reste en hausse de 30%. Autrement dit, l’équivalent des cinq dernières années cumulées, c’est pas mal, et ça ne devrait pas s’arrêter d’après Aurélien Bigo, chercheur à Polytechnique sur la transition énergétique dans les transports qui a signé cet article dans The Conversation « Pourquoi la grève aura des effets durables sur la pratique du vélo. »

Il y explique le basculement des comportements une fois le changement d’habitude opéré. La volonté de rentabiliser aussi les équipements ou réparations dans lesquels on a investi pendant la grève. Le fait que 53% des français sont prêts à se mettre au vélo à conditions que les aménagements urbains soient à la hauteur. Et puis il va plus loin : pour Aurélien Bigo, Paris n’est évidemment pas la plus en pointe sur le vélo à côté de Strasbourg, Grenoble ou La Rochelle, mais ce focus parisien pourrait avoir des conséquences plus larges.

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