Le mois d'octobre 2019 a été le plus chaud jamais enregistré sur la planète : +0,69 degrés au-dessus des normales. Nouveau signe inquiétant du réchauffement climatique, mais tout le monde n'en a pas conscience...

Selon Copernicus, le programme européen de surveillance de la Terre : « l’anomalie de température mondiale, a atteint +0,69 degrés »

Autrement dit, 0,69 degrés au-dessus des normales, le calcul se fait par rapport à ce qu’on appelle la période de référence : 1981-2010.
Mais la température moyenne globale ne veut rien dire à si grande échelle, car les disparités sont immenses. Il a notamment fait très chaud dans l’Arctique, jusqu’à 5 même 10 degrés au-dessus des normales, pendant que l’ouest américain et le Canada avaient très froid pour un mois d’octobre. 

L’écart enregistré bat d’un centième de degré - le précédent record d’octobre 2015 qui était à + 0,68 degrés.

L’anomalie relevée en France est même encore plus grande qu’à l’échelle du globe, mais ce n’est pas un record selon les explications de David Salas y Mélia, responsable de la modélisation du climat à Météo France :

« Le mois d'octobre 2019 arrive en 10e position parmi les mois d'octobre les plus chauds avec une température moyenne d'un peu plus de 15°C avec un écart à la normale qui est de l'ordre d'1,6°C. »

1,6 degrés contre les 0,69 à l’échelle de la planète. 

En France pour rappel, c’est octobre 2001 qui a été le plus chaud jamais enregistré, à 2,8 degrés au-dessus de la moyenne. 

A l'échelle du globe, ces écarts et records en cascade, en juin, juillet, septembre 2019 ont été eux aussi cette année les plus chauds de l’histoire et sont un révélateur

« Pour 2019, on a toujours l'explication du réchauffement climatique de fond qui se poursuit de manière inexorable et qui continuera tant que les émissions de GAS ne diminuent pas drastiquement. Mais cette année on n'a pas particulièrement de multiplication de phénomènes tel qu'El Nino ou autre phénomènes qui peuvent expliquer des mois chauds pour la planète. » précise David Salas Y Mélia

Le courant El Nino avait augmenté la température de l’eau dans le Pacifique Est, en 2015, et contribué donc à ce que la planète se réchauffe encore plus et là ça se fait donc sans lui.

Pour rappel, la météo c’est le temps qu’il fait, le quotidien ou presque, les valeurs et phénomènes localisés et instantanés. Le climat c’est la tendance de fond, et sur un temps long.

On dit que c'est "agréable de ne pas avoir à sortir la doudoune" à l’automne et au printemps, mais on le vit un peu moins bien quand on suffoque comme cet été à cause des canicules, qui elles aussi, vont se multiplier, partout sur la planète, où la température aujourd’hui est de 1,2 degrés au-dessus de la période pré-industrielle. 

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