Le président a échangé vendredi soir avec les 150 citoyens tirés au sort pour parler urgence climatique. "Sans filtre", paraît-il...

Le président a donc « dialogué » avec les 150 citoyens tirés au sort pour aider à réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre françaises d’ici 2030, ils doivent proposer des mesures au printemps.

Le rendez-vous a eu lieu vendredi soir, dans le grand hall du Palais d’Iéna à Paris. Emmanuel Macron a voulu faire passer un message, avec quelques éléments de langage à peine cachés en employant notamment l'expression "sans filtre".

Mais, cette transparence, ce « sans filtre », le président l’avait déjà promis en avril dernier quand il avait annoncé la création de la convention citoyenne pour le climat : 

« Ce qui sortira de cette convention, je m'y engage sera soumis "sans filtre",soit aux votes du parlement, soit référendum, soit application réglementaire directe. »

Il l'a donc annoncé de nouveau, vendredi soir, mais en ajoutant des conditions au "sans filtre".

Les 150 citoyens doivent sortir des propositions déjà rédigées comme des lois

Elles qui doivent passer par "le filtre" du président. La proposition pourra être rejetée, mais en connaissance de causes.

Au sujet du référendum c’est d’accord, à condition que le texte soit bien rédigé comme un texte de loi, sinon il n’aura qu’une valeur consultative, et c’est de toute façon encore le président qui décidera s’il met telle ou telle proposition au référendum. Les 150 citoyens sont prévenus.

Le président a aussi affirmé qu’il ne voulait plus que d’accords commerciaux soient signés avec les pays qui n’ont pas signé et ratifié les accords de Paris, à commencer par les Etats-Unis. Quant aux entreprises qui polluent, il croit que les taxer leur tordra le bras, contrairement à une citoyenne qui a émis quelques doutes.

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