À la fin de l'été, Thomas Brail avait passé 28 jours perché dans un platane face au ministère de la Transition écologique à Paris. Elisabeth Borne l'a reçu hier soir, accompagné d'autres défenseurs des arbres.

Thomas Brail, grimpeur arboriste, est resté perché plusieurs jours sur un platane devant le ministère de la Transition écologique et solidaire
Thomas Brail, grimpeur arboriste, est resté perché plusieurs jours sur un platane devant le ministère de la Transition écologique et solidaire © AFP / RICCARDO MILANI / HANS LUCAS

Souvenez-vous de Thomas Brail, ce tarnais perché 28 jours dans un platane face au ministère boulevard Saint Germain à Paris, pour protester contre l’abattage de plusieurs arbres à Condom dans le Gers – en vain.  Il était hier présent cette fois-ci au pied du platane : 

"cet arbre-là tant que je serai en vie, personne ne pourra y toucher, il m'a protégé pendant 28 jours. J’aurais pu y rester jusqu'à ma mort." 

A l'époque, Elisabeth Borne, la ministre de la transition écologique n’avait pas traversé la rue (pour discuter), mais elle a fini par accepter de recevoir l’arboriste militant, et il n’était pas seul hier soir, puisqu'il est venu avec "la dreamteam de l'arbre", dit-il, les représentants de plusieurs associations de défense de l'arbre. 

La clé selon eux est d’arrêter de prendre les arbres pour des objets, comme c’est le cas aujourd’hui dans la loi française.  Ils souhaitent que l'arbre soit considéré comme un être vivant. 

"la dreamteam de l'arbre"
"la dreamteam de l'arbre" © Radio France / Camille Crosnier

A la sortie de la réunion, ils ont plutôt le sourire :

"Aujourd'hui on repart avec des contacts"

"On est prêts, donc à partir du moment où elle nous appellera on saura se rendre disponible. Sinon, toute cette action n'a aucun intérêt." 

L’enjeu autour des arbres est important, et à ceux qui en douteraient, Thomas Brail rappelle l'essentiel : 

"L'arbre est à la base tout, s'il n'y a pas d'arbre, il n'y a pas d'oiseaux, d'insectes, de champignons... on est tous morts."

De la grandiloquence, mais une évidence. 

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