La question climatique reste peu visible aujourd'hui, que ce soit à l'école, collège, lycée, ou dans l'enseignement supérieur. Mais les deux ministères concernés travaillent pour que cet enjeu majeur soit présent dans les enseignements, et de façon transversale.

Enseignement de la question climatique
Enseignement de la question climatique © Getty / FatCamera

Pourtant, en seconde, « l’impact des activités humaines sur le milieu » est abordé en SVT, sciences et vie de la terre et en histoire géo. En première, il y a un large volet dans les cours d’enseignement scientifique communs à toutes les filières, et pour la Terminale, la totalité de cet enseignement scientifique sera consacré aux enjeux climatiques à partir de la rentrée 2021. Mais cela ne concerne que le lycée.

Le ministre de l’Education a demandé au Conseil Supérieur des Programmes de travailler sur la question pour « renforcer les éléments ayant trait au changement climatique, au développement durable et à la biodiversité, de l’école au collège ». Le rapport vient d’être remis à Jean-Michel Blanquer occupé par les retraites ces derniers jours, c'est Edouard Geffray qui répond aux questions, il pilote l’enseignement.

Comment rendre la questions climatique transversale ?

"Dans l'étude de texte en français, il y a des études de texte sur la civilisation industrielle pour interroger notre rapport à la consommation par exemple et quand je passe en cours d'SVT je vais faire le lien entre un certain rapport à la nature et la biodiversité au sens poétique du terme et un rapport plus scientifique. Il y a une continuité entre ce que j'apprends et comment j'agis."

Et pour les plus petits c’est l’observation pour faire découvrir la nature qui va être développée. Tout cela dès la rentrée prochaine dans l’idéal, en 2021 plus probablement.

Mais qu'en est-il pour les étudiants ?

90% quasiment des formations n’abordent pas de manière obligatoire les enjeux climat et énergie, et les ¾ n’en parlent pas du tout en raison de l’autonomie des établissements, et de la liberté académique comme le précise la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal.

Malgré cela, elle aussi préoccupée par la question, et il faut le faire ensemble, avec établissements, étudiants, chercheurs mais aussi des entreprises pour proposer des éléments concrets.

L’objectif est la rentrée universitaire 2020. Avec aussi des outils à venir en ligne, des formations certifiées par des chercheurs.

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.