Ce 18 septembre est la journée nationale de la qualité de l'air. L'occasion d'aller prendre un bon bol d'air... dans les embouteillages ! Les voitures et poids lourds sont les plus polluants en France.

Pollution dans les embouteillages
Pollution dans les embouteillages © Getty / smartboy10

J'étais bien tentée d’aller nous faire prendre un bon bol d’air à Rosey dans la Loire, commune la moins polluée de France… Ou carrément à l’autre bout du monde en Tasmanie, qui aurait la chance d’avoir l’air le plus pur sur Terre. Mais non, cliché tout ça ! 

Je vous emmène plutôt dans la circulation, en plein milieu des voitures car ce sont elles qui polluent le plus, presque un tiers des émissions de gaz à effet de serre en France, devant l’agriculture et l’industrie.

Me voici donc à slalomer sur mon petit vélo dans les embouteillages, pour rendre hommage aux automobilistes en cette journée nationale de la qualité de l'air. 

Tous ont une bonne excuse pour être en voiture : "pas le choix", "j'ai 87 ans", "je suis chirurgien je dois aller vite". 

D'autres assument : 

"je sais que je pollue mais ça ne me gêne pas"

Tous ces automobilistes sont évidemment conscients de la pollution de l’air, responsable de 48.000 morts par an, d’après une étude Santé Publique France. C’est plus que l’alcool. Mais quelles solutions ? Passer à l’électrique c’est cher, et compliqué.

Les pouvoirs publics se sont emparés du sujet, avec des mesures comme la réduction de la vitesse sur le périphérique à Lyon, Lille, Paris… Les journées sans voitures – ce dimanche dans la capitale, et des instruments de mesures ultra performants. 

Mais 40 millions de véhicules en circulation - dont 69% de diesels, record d’Europe - et des comportements qui ne changent pas ou trop peu. 

Est-ce qu’au volant, on oublierait, en fait, le changement climatique ? Réponse du sociologue Hervé Marchal, spécialiste de notre rapport à la voiture : 

"on n'est pas insensible, mais le bénéfice d'être dans un habitat privé l'emporte. Ça rejoint toutes nos ambivalences : on sait que ce n'est pas très bon pour l'environnement mais c'est un coût trop important pour mon quotidien et mon inconfort."

Le fameux je sais « mais ». Et nos freins, encore eux, à changer nos habitudes pour des choses parfois moins pratiques ou confortables. Sachant enfin que l’air extérieur est pollué, mais que dans l’habitacle de la voiture, c’est encore pire

Bonne journée de la qualité de l’air à tous !

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