Les hyper et supermarchés eux aussi passent au vert depuis plusieurs années, avec de plus en plus de bio voire de local dans les rayons… Temples de la consommation vraiment sensibles à l'environnement, ou n'ayant d'autre choix que de s'adapter ?

Le bio dans les supermarchés / hypermarchés, une vraie bonne intention ?
Le bio dans les supermarchés / hypermarchés, une vraie bonne intention ? © Getty / gilaxia

La moitié des 9 milliards d’euros de produits bio achetés en France l’an dernier ont été réalisés dans la grande distribution. Une grande distribution qui n’a pourtant pas une image très « éco-compatible », comme en témoigne quelques passants :

"C'est plus du marketing qu'autre chose, le final c'est le chiffre d'affaire." affirme un passant

Des idées reçues sur lesquelles a rebondi la semaine dernière le syndicat national des distributeurs spécialisés de produits biologiques, Synadis, dans un clip. Ce syndicat regroupe des enseignes comme BioCoop, la Vie Claire, ou Naturalia, qui appartient à Monoprix et donc au groupe Casino, ce qui a agacé les concurrents comme Leclerc, et Michel-Edouard Leclerc son patron et Benoit Soury directeur du marché bio de chez Carrefour qui se défendent : 

"C'est bizarre de nous demander ce qu'on fait dans le bio [...] à la mesure des enjeux de la planète ces querelles n'ont pas beaucoup de sens." argue Michel-Edouard Leclerc

"Même si nous sommes une grande entreprise, l'organisation que nous avons mise en place dans le bio est faite pour être très décentralisée et à proximité de la production" se défend Benoît Soury 

Selon Michel-Edouard Leclerc en quoi le fait d'être un grand distributeur empêche de vendre des produits de qualité. D'après lui, c'est bien aux capitalistes que l'on s'adresse pour faire évoluer les choses, en baissant les prix par exemple, pour le rendre le accessible à tous.

« Démocratiser » le bio, comme le dit Michel-Edouard Leclerc, ne reviendrait-il pas à l’industrialiser ?

Un peu disent-ils, mais ils ne voient pas le problème de la massification puisque ces géants créent leurs filières et investissent.

Mais pourquoi, alors, continuent-ils à vendre dans leurs gigantesques magasins de la malbouffe ? 

"Je ne peux pas imposer un mode de vie au consommateur, la question de la désaisonnalisation des fruits et légumes, ou de l'importation c'est le consommateur qui doit définir son comportement, le censurer n'est pas une modalité." précise Michel-Edouard Leclerc 

La censure du Nutella ou du Coca, ou de la fraise en hiver mais dans quel pays vivrait-on franchement ?
Surtout, allez-y faire vos courses comme eux qui les préfèrent aux marchés, mais soyez responsables, bon sang !

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