Certains défenseurs de la planète ont été qualifiés la semaine dernière de "prophètes de malheur" par le président américain Donald Trump tandis que la secrétaire d'Etat Brune Poirson parlait de "populisme vert" dans une interview. Rhabillés pour l'hiver... mais ils répondent !

 Au salon « vivez nature »
Au salon « vivez nature » © Radio France / Camille Crosnier

Que Greta Thunberg, Pablo Servigne, Cyril Dion et autres écolos dits « radicaux » se rassurent, où qu’ils soient ils n’auront pas froid puisqu’ils ont été rhabillés pour l’hiver la semaine dernière.

Ils ont été qualifiés de « prophètes de malheur » qui veulent « dominer, transformer et contrôler tous les aspects de nos vies » par le président américain Donald Trump, quand notre secrétaire d’Etat à la transition écologique, Brune Poirson, dénonçait dans une interview au Figaro le « populisme vert » de certains utilisant « l’angoisse créée par l’urgence climatique pour pousser les Français à y répondre par la
précipitation », et, utilisant « l’écologie comme excuse pour casser le système actuel ou refermer la France sur elle-même ». 

Qu'en pensent donc les concernés ?

Ce weekend avait lieu à Paris le salon « vivez nature », idéal pour les interroger :

«La critique n'est pas un obstacle pour nous.»

«Je passe au dessus de tout ça.»

Mais ils ne sont pas tous détachés et sereins :

«J'appelle ça des discours d'enfonceurs de porte ouverte, il est très facile de dire, "ils sont radicaux, il veulent tout casser", l'idée ce n'est pas de cliver les gens.» argue une productrice de fruits bio.

Certains assument l’idée de la radicalité :

"Il faut être un peu radical pour faire bouger les choses, si on prend le temps rien ne bougera. On a bien sauvé les banques avec des milliards, mais on n'est pas foutu de mettre un kopeck pour sauver la planète. Alors que sans la planète, les banques on s'en fout."

Brune Poirson dans son interview redit que rien n’est faisable en un claquement de doigt, elle veut du radical mais pas du brutal, c'est sa punchline du moment… et certains sont plutôt sur la même longueur d’ondes :

"Il faut expliquer aux gens, si on est radical ça ne fonctionnera pas non plus."

Et en prenant le temps ou en allant vite, les solutions existent, c’est en tout cas ce que beaucoup   disait :

"Un politique n'a pas les solutions, il faut qu'il aille chercher les solutions pas chez les technocrates, mais sur le terrain. Mais cela va complètement à l'inverse du système actuel. Là, ce qu'on est en train de faire c'est de donner aux industriels, le moyen de trouver le moyen de faire de l'argent sur l'écologie." 

Revoir le système, ils l’assument :

"Pas le casser, mais le transformer oui."

C’est exactement ce que réfute – entre autres - Donald Trump, qui défend l’économie, la prospérité américaine, le système tel qu’il existe, et que donc les « prophètes de malheur » ou populistes verts voudraient ruiner. 

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