• Par Laurence Peuron.

A 48 heures jours du Palmarès, 17 films sur les 20 en compétition ont déjà été présentés et s'il y avait une tendance à mettre en lumière cette année, c'est l'intérêt que portent les cinéastes de cette sélection à l'amour et au sexe.

On a beaucoup fait l'amour à Cannes cette année. Rarement les écrans du bunker auront imprimé autant de corps étreints, emmêlés, fusionnés.

On s'est prostitué. La beauté irréelle de la jeune et jolie jeune fille de François Ozon a irradié ce début de Festival. S'initier aux mystères de la chair de la manière la plus triviale qui soit, en la vendant.

La figure de la prostituée on la retrouve chez le Tchadien Mahamat Saleh-Haroun dans Grisgris ... elle se fait sauveuse. Chez le Danois Winding Refn, Only God Forgives elle est thaïlandaise, très jeune. On la souille et elle meurt généralement violée.

Il y a soit-dit en passant chez le Danois quelque chose de très douloureux dans son rapport à la sexualité. Un fils qui arrache la matrice de sa mère pour s'en venger, en termes de symbole c'est assez lourd.

Alors vous allez me dire que cette sélection est décidemment très primesautière... Eh bien oui elle peut l'être. Avec Liberace , on est dans le sexe gay dans tous les sens du terme.

Mais la plus ode au pouvoir des corps, on la doit à Abdellatif Kechiche. La peinture du désir fou de deux jeunes femmes, filmée de manière remarquable. On n'a jamais vu deux femmes s'aimer ainsi au cinéma.

Vous le donnez Palme d'or ?

Oui et quitte à me dédire puisque j'avançais hier Kristin Scott Thomas pour le titre, la jeune Adèle Exarchopoulous en prix d'interprétation féminine à ce stade de la compétition paraît assez évident.

Kechiche filme avec une virtuosité qui n'a d'égal que sa pudeur un amour fou, la chimie de ces deux corps de filles.

Abdellatif Kechiche au mirco de Florence Leroy

Interview.

Voilà donc s'il l'on me permet d'être téméraire alors qu'il reste encore à voir les films de James Gray, Jarmusch et Polanski... C'est dire si je prends des risques : Kechiche Palme d'Or, son Adèle prix d'interprétation voire un doublé avec sa partenaire Léa Seydoux et Michael Douglas, prix d'interprétation masculine pour Liberace .

Enfin pour clore sur l'une des plus belles répliques d'amour de ce Festival : dans le Michael Kohlhaas de Des Pallières : "Cet homme je boirai sa tendresse dans l'auge d'un cochon".

  • Par Patrick Cohen.

Georges Moustaki aussi, a signé quelques musiques pour le cinéma.Dont ce murmure, composé pour Solo , le film de Jean-Pierre Mocky…

Extrait.

La musique de Solo, film de Mocky en 69, et l’un de ses plus réussis. Musique de Moustaki.

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