Temps mort pour le sport en direct à la télévision en cette période de confinement. Heureusement les chaînes Canal, Eurosport, l'Equipe et BeIn Sports ont trouvé la parade : des rediffusions de matchs mythiques et d'échappées magistrales. De quoi doper nos soirées télé !

Antoine Griezmann lors de la Coupe du Monde 2018
Antoine Griezmann lors de la Coupe du Monde 2018 © PRESSE SPORTS

Je pourrais me morfondre, comme le font en ce moment beaucoup d’amateurs de sport. Tout est annulé ou reporté, s'il n’y a plus aucun match, aucune compétition en direct à la télévision, c’est la déprime. Mais je vous propose de voir le verre à moitié plein. A toute chose malheur est bon, disait ma grand-mère. Oui, les mordus de foot, de vélo, de tennis et autres peuvent trouver des vertus à ce confinement. 

Nostalgie ou masochisme ?

La première, c’est la fin du FOMO, acronyme anglais de « fear of missing out ». La peur de rater quelque chose. C’est ce que vous ressentiez, quand vous étiez invités à deux fêtes différentes le même jour - je parle au passé, parce que c’était la vie d’avant. Vous alliez à l'une des deux et vous passiez la soirée à regretter de ne pas être à l’autre, ou l’inverse. Le sport à la télé, en temps normal, c’est le FOMO assuré : il faut souvent choisir entre deux événements qui ont lieu en même temps, dans deux disciplines différentes. Foot ou rugby? Ligue 1 ou Top 14? Vélo ou tennis? Criterium du Dauphiné ou Roland Garros? Plus aucune chance que ça arrive désormais, puisqu’il n’y a plus rien : c’est chouette ! 

Je sens que cet argument n’est pas très convaincant. En voici un autre : le confinement offre l’occasion de se vautrer avec délice dans la nostalgie sportive. Énormément de chaînes de télé, en ce moment, proposent des « best of », des rétrospectives, des rediffusions de vieux matchs. Canal Plus, Eurosport, BeIn Sports et La chaîne l’Equipe. Cette dernière a réalisé une très belle audience la semaine dernière, en diffusant un match mythique de 1982 : France - Allemagne de l'Ouest. Platini et Battiston en majesté, et un bijou signé Marius Trésor au début des prolongations : splendide but en reprise de volée. 

Il y a peu de masochisme, aussi, dans le plaisir à regarder ce match de légende, parce que ce fut une défaite française : les Bleus s’inclinent aux tirs au but et c’est à pleurer. D’ailleurs je recommande à tous les Belges, surtout à Alex Vizorek, de regarder la chaîne l’Équipe mardi 7 avril, pour une autre demie-finale. Le match France Belgique du mondial 2018 sera diffusé à 20h30. C’est cadeau. Bisous Alex. Défaite de la Belgique 1-0, rappelons-le. 

Pour la beauté du geste

Il n’est pas difficile de se passionner pour le sport à la télé quand on connait déjà l’issue du match ou de la course car on se concentre sur autre chose. Sur la beauté du geste. Peu importe qui gagne ou qui perd, on s’émerveille devant un petit pont, un placage, un revers lifté, une échappée. La grammaire sportive devient l'essentiel. 

C’est aussi l’occasion de voir comment ont évolué certains sportifs. Eurosport, par exemple, diffuse en ce moment les meilleurs moments de la Vuelta, le tour d’Espagne, et cela permet de revivre l’ascension de Julian Alaphilippe, de regarder ses meilleurs étapes avant qu’il n’atteigne son niveau actuel. D’ailleurs, sachez que le compte Twitter d’Eurosport consacré au vélo, joliment baptisé « Les rois de la pédale », a lancé un appel à sa communauté pour savoir quelles étapes de quelles courses diffuser dans ses rétrospectives cyclistes. Les réponses ont afflué et elles sont très savoureuses à lire:  « Chambéry - les Arcs 1996. Briançon - Digne les Bains 2005. Tourmalet 2010 ». Un vrai festival de cinglés du vélo ! Eurosport a promis de diffuser certaines demandes dans les semaines qui viennent. 

Quoi qu'il en soit, moi qui préfère de loin le ballon rond à la petite reine, je serai devant Canal Plus dimanche 5 avril à 21h pour regarder les meilleurs moments du derby en or, le seul derby qui compte : Lyon - Saint Étienne. Canal propose un condensé des meilleurs moments de ces matchs entre frères ennemis. Je ne voudrais surtout pas prendre parti, mais « il me semble que la misère serait d’être supporter des Verts ».

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