France Télévision propose, sur son site internet, un catalogue de premiers films à voir gratuitement, parmi lesquels celui de Ken Scott : l'histoire d'un homme qui a donné son sperme à vingt ans et découvre qu'il est le géniteur de 533 personnes. Starbuck, sorti au cinéma en 2012, va vous faire un bien fou !

« Chaque jour, tu trouves le moyen de repousser encore les frontières de l’incompétence ». Voilà ce que son frère répète à David, le héros de Starbuck. Souvenez-vous, on a beaucoup parlé de ce film à sa sortie au cinéma en 2012. Si vous l’avez loupé à l’époque, foncez : il est disponible en ligne gratuitement et légalement. France Télévision, à l’occasion du confinement, propose en effet, sur son site internet, un catalogue de premiers films. L’occasion de découvrir les débuts de quatorze cinéastes. Vous trouverez notamment le premier long métrage de Xavier Dolan, « J’ai tué ma mère », celui de Céline Sciamma, « Naissance des pieuvres » (avec Adèle Haenel) ou encore « la reine des pommes » de Valérie Donzelli. Et donc, celui du Québécois Ken Scott, « Starbuck ». 

C'est l'histoire d'un indécrottable incompétent. Un perdant attachant, un rêveur, un gaffeur professionnel : des personnages comme ça, me direz-vous, il y en a plein les comédies. Mais David Wozniak, lui, a un truc en plus : 533 personnes veulent le rencontrer. Car quand il avait vingt ans, David a beaucoup donné son sperme (il avait besoin d’argent et le don de gamète, à l’époque, était rémunéré). Et il découvre, vingt ans plus tard, que 533 personnes sont nées de ces dons et voudraient connaitre l’identité de leur géniteur, qui à l’époque signait du pseudonyme « Starbuck ». 

Un ange gardien

Alors David va avoir une révélation : il est impossible d’être le père de 533 personnes (sans blague) mais ce qui est possible, c’est de devenir leur ange gardien. Sans jamais leur dire qui il est, il va à la rencontre de ces hommes et de ces femmes, et leur rend des services, parfois immenses, parfois dérisoires. Il s’attache à certains, certaines… et c’est ainsi qu’il se retrouve à une réunion, au milieu de tout ces gens qui ont lancé une procédure judiciaire contre lui, pour lever son anonymat ! Même s’il est là incognito, sa participation à cette réunion plait assez peu à meilleur ami, qui est aussi son avocat. 

Une fable tendre et hilarante

Voilà un film qui s’empare d’un sujet glissant - il l’est encore plus depuis les récents débats sur l’anonymat du don de gamète - mais qui ne se place pas du tout sur le terrain de la déontologie. Evidemment que le « vrai » père d'un enfant n’est pas forcément son géniteur. Le vrai parent est celui ou celle qui élève un enfant : ça va sans dire et ça n’est pas le sujet ici. Car ce film est une fable. Une fable très tendre et à mourir de rire. Une histoire sur les familles qu’on s’invente et celles qu’on se choisit. Se choisir une famille. Oui c’est un peu mièvre, et même qu’en forçant un peu le trait, avec le sourire et de l’autodérision, on se met à chanter du Roch Voisine autour d’un feu. C'est le film dont on a besoin en ce moment. Je me permets un anglicisme (ce que ne font jamais les Québécois !) : Starbuck est un excellent feel good movie

Starbuck, de Ken Scott, à voir gratuitement sur le site de France Télévision. 

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  • Légende du visuel principal: Patrick Huard incarne David Wozniak, géniteur (surpris) de 533 personnes. © AFP / Caramel Film / Collection ChristopheL via AFP
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