Un astronaute chez les Indiens Kogis, au nord de la Colombie. Thomas Pesquet a beau avoir fait 2800 fois le tour de la Terre en orbite dans l'ISS (la Station Spatiale Internationale), il lui reste beaucoup à découvrir. Il est l'invité de l'émission de Frédéric Lopez sur France 2.

Pour sa dernière aventure avant de passer le relais à Raphaël de Casabianca, Frédéric Lopez nous emmène en Colombie, à la rencontre des Indiens Kogis. Un nouveau numéro de "Rendez-vous en terre inconnue" est diffusé ce mardi soir sur France 2. Vous connaissez le principe de cette émission : une personnalité part à la rencontre d’un peuple indigène, quelque part dans le monde, sans savoir à l’avance où on l’emmène. Si l’épisode de ce soir mérite le détour, c’est parce que la personnalité en question a vu la planète d’en haut. Il en a même fait 2 800 fois le tour. Thomas Pesquet, qui a passé six mois à bord de la station spatiale internationale, fait connaissance avec les Kogis. Il découvre la culture et le mode de vie de ces Indiens qui vivent en autarcie dans leur petit village, au cœur de paysages sublimes (et superbement filmés), dans la Sierra Nevada de Santa Marta, au Nord de la Colombie

Construire un pont

Et il donne de sa personne, c’est le moins qu’on puisse dire. Thomas Pesquet danse avec les habitants du village. Il travaille aussi beaucoup : il coupe des cannes à sucre et les presse, ramasse ses ignames, des oranges et des bananes. Et même quand il s’agit de construire un pont, il participe. La scène est d’ailleurs de toute beauté : des dizaines et des dizaines d’hommes vêtus de blanc avec de longs cheveux noirs, qui trimbalent sur leurs épaules de gigantesques troncs d’arbres dans la montagne et fabriquent ce pont tous ensemble... sous le regard ébahi d’un astronaute. Mais le plus émouvant, c’est qu’il y a de la curiosité des deux côtés. Les Indiens Kogis veulent évidemment que Thomas Pesquet leur raconte son voyage dans l’espace !

J’ai déjà eu l’occasion de le dire, je trouve dommage que la langue originale des autochtones soit presque inaudible, écrasée par la traduction en français et qu’on n’entende pas, qu’on ne voie pas les interprètes. Comme si la communication était fluide et facile. Mais il faut aussi souligner que cette émission ne sombre pas dans le voyeurisme, elle est teintée d’un très grand respect.

Respecter la Terre mère

Pourquoi ces indigènes ont-ils accepté qu’une caméra leur rende visite ? On comprend assez vite qu’ils ont un message à transmettre. L’un des chamanes du village explique à Thomas Pesquet à quel point les Kogis respectent la terre mère, la terre nourricière. 

On ne peut pas être les seuls responsables de la protection de la planète, dit-il. 

Aujourd'hui, on a un gros problème dans le bas de la montagne : il y a beaucoup de tourisme, de plus en plus de gens. Et ils veulent tous rencontrer les indigènes. Ils veulent voir la nature préservée après l'avoir détruite chez eux. 

Ce chamane nous invite au passage à réfléchir à l’intérêt que suscite son peuple. C’est plutôt honnête, de la part d’une émission qui alimente ce type de fascination, d’avoir laissé ce passage au montage. Cette rencontre entre un homme revenu de l’espace et des hommes qui vénèrent la terre ne manquera pas de vous faire réfléchir à votre lien avec la nature. 

"Rendez-vous en terre inconnue" avec Thomas Pesquet, mardi 4 décembre 2018 sur France 2 à 21h.

  • Légende du visuel principal: Thomas Pesquet vit et travaille aux côtés des Indiens Kogis, et la fascination est réciproque. © Jean-Michel Turpin / France 2
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