Dimanche soir, France 2 diffuse "The Revenant", un film d’Alejandro Gonzalez Inarritu... Enfin... Sauf annulation de dernière minute. Des mois qu’on attend la diffusion de The Revenant sur France 2, des mois qu’il est repoussé !

Dimanche soir, France 2 diffuse "The Revenant", un film d’Alejandro Gonzalez Inarritu... Enfin... Sauf annulation de dernière minute. Des mois qu’on attend la diffusion de The Revenant sur France 2, des mois qu’il est repoussé !

Il devait d’abord être diffusé le 2 décembre mais mouvement social oblige, il a été déprogrammé au profit d’une émission spéciale gilets jaunes. Et ce n'est pas fini : reprogrammé le 27 janvier dernier, il a dû être repoussé une nouvelle fois suite à l'annonce de la mort de Michel Legrand. France 2 ayant bien évidemment privilégié la diffusion des Demoiselles de Rochefort

Mais The Revenant... est revenu dans les grilles de programme de France 2. Sauf événement exceptionnel, il devrait être diffusé ce dimanche à 21h00. Et c’est tant mieux pour les téléspectateurs de France 2 car c’est à mes yeux l'œuvre la plus aboutie d'Alejandro Gonzalez Inarritu. En tout cas, c'est ce long-métrage qui m'a réconcilié avec son cinéma.

Il y a de tels partis pris de réalisation dans ce film qu’il en devient, de fait, unique et inoubliable.

The Revenant, c'est un voyage dans l'Amérique du début du XIXe siècle, où l'on suit un trappeur blessé et abandonné par ses camarades, confronté aux éléments mais qui tente, tant bien que mal, de survivre dans ces terres hostiles et glaciales.

Le trappeur en question est incarné par Leonardo DiCaprio, impérial dans le rôle. Il occupe seul tout l'espace pendant un temps du film. C'est simple : à certains moments, il y a lui... Et la nature. Rien d'autre. Et c'est là que toute la palette de jeu de DiCaprio fait la différence. 

Sans partenaire à qui donner la réplique, l'acteur offre l'une de ses meilleures performances. Pour ce rôle, il obtient l'Oscar qu'il n'avait jamais réussi à avoir les années passées. Et surtout, il offre à son personnage une épaisseur et des émotions qui sont essentiels au déroulé du récit. On y croit à ce personnage, à ce trappeur solitaire et bestial, livré à lui même au milieu de ce grand tout. 

Il ne faut pas pour autant résumer The Revenant à l'excellente performance de Leonardo DiCaprio...

The Revenant est aussi, et surtout, un bijou de mise en scène. Un film où tous les plans sonnent comme des déclarations d'amour au cinéma contemplatif. On sent qu’il y a un vrai plaisir à filmer les paysages. Pour cela, Inarritu a fait appel à Emmanuel Lubezki, un célèbre chef-opérateur qui a longtemps collaboré avec Terrence Malick. Et Lubezki est fasciné par le cinéma d'Andreï Tarkovski, qui a consacré l'essentiel de son œuvre à la terre à et à la nature. D'ailleurs, il suffit de regarder France 2 dimanche soir pour se rendre compte du nombre de séquences du film rendant hommage au travail de Tarkovski. 

Il faut regarder The Revenant pour ce qu'il dit de la nature, de l'homme, de la justice et du cinéma. Il faut le regarder pour ce qu'il est, un beau film grand public comme on en voit rarement en ce moment. Si je ne vous ai toujours pas convaincu, j'ai un dernier argument imparable : à un moment, dans le film, Leonardo DiCaprio se bat avec un ours. Je ne dis rien de plus, c’est vous qui avez la télécommande désormais.

  • Légende du visuel principal: Leonardo DiCaprio et Alejandro González Iñárritu © Getty
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