En cette période de confinement, aucune messe publique n'est célébrée dans les églises. Résultat : des chiffres d'audience multipliés par trois pour la messe sur France 2. La célébration de Pâques devrait attirer beaucoup de téléspectateurs.

Messe diffusée le 5 avril 2020 sur France 2, en direct des studios du Jour du Seigneur
Messe diffusée le 5 avril 2020 sur France 2, en direct des studios du Jour du Seigneur © Capture d’écran FTV

La messe à la télé n’a rien de neuf, au contraire, « le Jour du Seigneur » sur France 2 est même l’une des plus vieilles émissions du PAF. Mais d’ordinaire, ce programme est surtout précieux pour les catholiques pratiquants qui ne peuvent pas se déplacer jusqu’à une église. Depuis un mois, une des seules façons pour tous les fidèles de suivre la messe. Résultat, les chiffres d’audience s’envolent : autour d’un million et demi de téléspectateurs, au lieu de 500.000 en moyenne avant le confinement. Des chiffres à faire pâlir d’envie Téléfoot, l’émission concurrente sur TF1, qui de toutes façons n’est plus diffusés depuis le confinement. 

Célébrations pascales en direct

Il y aura sans doute encore beaucoup de monde devant la télé ce dimanche : Pâques est la fête la plus importante du calendrier chrétien. Je précise que « le Jour du Seigneur » est intégré, chaque semaine, dans une matinée consacrée à plusieurs religions sur France 2. Les bouddhistes, les musulmans, les juifs, les chrétiens d’orient : chaque culte a sa propre émission.

A quoi ressemble une messe confinée? A une émission de télé ! Quatre prêtres devant une caméra, dans un studio qu’on a vaguement tenté de faire ressembler à une chapelle. D’habitude, le prêtre préside la messe pour ses fidèles et l’événement est retransmis en direct. Là, la caméra devient le coeur du dispositif, et le prêtre un animateur de télé

L’ambiance sera tout aussi étrange après la messe, ce dimanche, quand France 2 diffusera la bénédiction « urbi et orbi » du Pape, en direct du Vatican. François en a déjà donné une depuis le début du confinement, devant une place Saint Pierre absolument déserte, cela donne des images très particulières.

Les cathédrales renaissent de leurs cendres

Et puis le moment est important pour les catholiques, aussi, parce qu’on approche d’une date anniversaire. L’incendie de la cathédrale Notre Dame de Paris, qui a eu lieu le 15 avril 2019. Pour l’occasion « Le Jour du Seigneur » propose un documentaire intitulé « Des cathédrales ressuscitées ». Julien Leloup, le réalisateur, a fait le choix d’insister sur celles qui ont été détruites aussi, mais se sont ensuite relevées. La cathédrale de Reims, par exemple, a été presque entièrement rasée pendant la Première Guerre Mondiale. La description que fait le journaliste Albert Londres de la cathédrale détruite en 1914 est saisissante : 

Elle est debout, mais pantelante.

Et pourtant, elle sera reconstruite, après 19 ans de travaux. Tout comme celle de Rouen, détruite pendant la deuxième guerre mondiale, et celle de Nantes, ravagée par un incendie en 1972. Bien sûr, le message de résurrection, en plein week-end pascal, touchera surtout les catholiques, mais ce documentaire peut intéresser tout le monde, je crois. Je retiens, pour ma part, le symbole des vitraux de Chagall. Ces vitraux installés dans la cathédrale de Reims au moment de la reconstruction sont le signe d’une réparation que ce siècle de drames, le 20ème siècle, a offert à l’édifice. Bel exemple de résilience. 

« Des cathédrales ressuscitées », un documentaire de 25 minutes, à voir dimanche 12 avril à 12h20 sur France 2, juste après la messe de Pâques et la bénédiction du pape.

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