Retour de Stupéfiant ce soir à 20h55 sur France 5 avec un documentaire inédit... "La culture déconfinée", 90 minutes consacrées à l'état de l'industrie culturelle quelques mois après le début du confinement qui aura entrainé la fermeture des cinémas, musées, théâtres, librairies ou encore des salles de concerts

Port du masque obligatoire même pour les statues, ici sur la place du Trocadéro
Port du masque obligatoire même pour les statues, ici sur la place du Trocadéro © Radio France / Ludovic MARIN

On l'a beaucoup répété ici à France Inter : les artistes sont en danger. Rares sont ceux qui arrivent à présenter leurs œuvres en ce moment. Les rassemblements étant encore interdits, impossible d'organiser - on le sait - le moindre spectacle ou la moindre exposition.

Mais il n'est pas seulement question d'amour de l'art. Ce documentaire a le mérite de rappeler à quel point l'industrie culturelle est un poids lourd de notre économie. Elle rapporte à elle seule 7 fois plus d'argent que l'industrie de l'automobile.

Et dans ce documentaire, des figures du monde de la culture défilent pour appeler à la reprise rapide de leurs activités...

Le patron de théâtres Jean-Marc Dumontet, Aurélie Filippetti, Jean Labadie, producteur et distributeur de films, Fabienne Pascaud, la directrice de Télérama, Marie-Claude Pietragala ou encore Claude Gérard, patron d'un cinéma parisien.

Tous disent l'urgence de rouvrir à nouveau les lieux de culture.

Et rappellent au passage que les mesures de distanciation physique les pénalisent énormément puisqu'ils changent considérablement nos habitudes de consommation de la culture.

Des personnalités prestigieuses se succèdent dans ce doc mais il n'y a pas de petites mains de la culture. Dommage. On aurait aimé voir des intermittents du spectacle qui nous parleraient de la précarité dans laquelle ils sont plongés. 

On aurait aimé entendre les projectionnistes des 6 000 salles de cinéma qui sont fermés en France ou encore les ouvreurs de ces 1 000 théâtres qui n'ont toujours pas ouverts leurs portes. 

Heureusement que tous ces invisibles, tous ces précaires dont on ne parle jamais, sont présents dans les mots de Marina Foïs. Interviewée ici par Léa Salamé.

Regardez ce doc, ne serait-ce que pour entendre Marina Foïs 

Elle qui dans cet interview, ne parle pas seulement de la précarité du métier. Elle évoque aussi, et ça m'a fait sourire, cette injonction grotesque à la création qu'ont connue tous les artistes pendant le confinement. 

Regardez-le aussi pour voir la pianiste Khatia Buniatishvili parler de son rapport au public. Et elle ne fait pas que parler. Elle joue aussi, et ce pour la première fois depuis le confinement dans une salle vide. Sans le public, ce n'est pas tout à fait pareil. Mais vous savez quoi ? Ça reste magnifique.

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.