En 1974, un homme a marché sur un fil entre les tours du World Trade Center. Zemeckis raconte cette histoire avec un peu trop de bons sentiments, mais les frissons sont garantis.

Détail de l'affiche de The Walk de Robert Zemeckis
Détail de l'affiche de The Walk de Robert Zemeckis © Columbia Tristar, imagemovers, sony pictures entertainement

Se pencher un peu, juste un peu, au bord d’une falaise. Regarder tout en bas. Sauter à l’élastique ou monter dans une grande roue. Oui, j’aime avoir le vertige. Alors j’ai regardé la formule remaniée de Touche pas à mon poste, sur C8 ! Hanouna n'avait-il pas promis de monter en gamme ?

Soyez prudents si vous avez peur du vide, tout de même

J’en profite au passage : connaissez-vous le « pinkwashing » ? C’est un mot valise construit sur le même principe que « greenwashing » (quand tu fais semblant d’être écolo parce que c’est bon pour ton image). Le « pinkwashing » c’est quand tu te sers dans ton générique du drapeau multicolore, emblème LGBT, pour essayer de faire oublier tes canulars homophobes. Non, décidément, « TPMP » ne prend pas encore assez de hauteur.

Je vous recommande plutôt Canal Plus, ce soir

A 22h50, la chaîne cryptée diffuse The Walk. Robert Zemeckis, à qui l’on doit "Retour vers le futur" et "Forest Gump", raconte cette fois l’histoire de Philippe Petit, un homme immense. Un funambule français qui a tendu un fil entre les deux tours du World Trade Center, ces immeubles qui ont disparu de la silhouette de New-York depuis 16 ans. Accrocher un fil entre deux immeubles à 417 mètres de hauteur et marcher sur ce fil. Le dire suffit à avoir le vertige.

On se pince en se rappelant que c’est une histoire vraie !

Le 7 août 1974, ce type a vraiment marché sur ce fil, 417 mètres au-dessus de la ville qui s’agite à ses pieds. Le documentaire britannique qui raconte cette histoire, « Man on wire », de James Marsh, est une merveille.

The Walk n’est pas un grand film, je ne suis pas emballée par les bons sentiments qui dégoulinent (sur un air de « si c’est ton rêve, alors tu dois aller jusqu’au bout »). Mais la bonne idée est de raconter cette histoire comme un braquage. Parce que l’opération était parfaitement illégale, évidemment. Et surtout, Zemeckis vous fait ressentir tous les symptômes sur votre canapé : la respiration coupée, le cœur serré, la chair de poule. Je ne m’explique pas pourquoi j’aime ça, c’est complètement irrationnel. Délicieux vertige !

The Walk, film de Robert Zemeckis (2015), avec Joseph Gordon-Levitt, Charlotte Le Bon et Ben Kingsley : 22h50 sur Canal Plus.

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