C'est le film à (re)voir en ce moment, pour le grand bol d'air que nous offrent les plaines de l'Iowa éclaboussées de soleil, pour la passion qui nous transporte avec eux et pour la performance de deux formidables acteurs : Meryl Streep et Clint Eastwood. A voir ce jeudi 16 avril sur Chérie 25.

Mery Streep et Clint Eastwood dans "Sur la route de Madison" de Clint Eastwood
Mery Streep et Clint Eastwood dans "Sur la route de Madison" de Clint Eastwood © Archive Photos / Intermittent

Passez une soirée avec Meryl Streep et Clint Eastwood, ce jeudi 16 avril : "Sur la route de Madison" est diffusé sur Chérie 25 à 21h. Un film sorti en 1995 au cinéma. Vous l’avez déjà vu, me direz-vous? Eh bien recommencez ! C’est le film qu’il nous faut, en ce moment

Temps suspendu

En m’y replongeant, j’ai été subjuguée, d’abord, par la façon dont sont filmés les paysages. Je ne me souvenais pas de ça : les champs de blés arrosés de soleil, la rivière qui coule sous un pont et les longues routes de l’Iowa où vole la poussière… tout cela est d’une beauté bouleversante, filmé avec beaucoup de tendresse. Bon, peut-être que le fait d’être confinée dans un appartement sans balcon a une petite influence sur ma perception. Mais même ceux qui ont un jardin - les gougnafiers - vont se laisser embarquer ! 

Car « Sur la route de Madison » raconte quatre jours de temps suspendu. Quatre jours en dehors du monde, que vont passer ensemble Francesca et Robert. Lui est un photographe de passage. Elle, une mère au foyer, exceptionnellement seule pour quelques jours : son mari et ses enfants sont partis à une foire agricole. 

Le trouble qu’ils ressentent tous les deux dès les premières secondes est très subtil, mais visible. Meryl Streep, quelle immense comédienne ! Et on assiste à la complicité qui peu à peu s’installe entre les deux. Francesca est d’origine italienne, elle lui parle de sa ville natale, et Robert répond qu’il connait cette ville : il était descendu du train, un jour sur un coup de tête, parce qu’il avait trouvé l’endroit ravissant. Cette anecdote fait beaucoup d’effet à Francesca. Voilà l’une des petites choses sur lesquelles éclot le désir. Rarement ont été aussi bien montrés les petits riens dans lesquels viennent se nicher un amour naissant. Il fait très chaud, en été, dans l’Iowa.

Un pick-up sous la pluie battante...

Robert va rester dîner. Et la suite, même si elle est prévisible à 400%, nous tient en haleine parce que c’est une passion qui porte en elle la menace du chagrin : le mari et les enfants ne sont partis que quatre jours. 

Je ne dévoile surtout pas la fin, pour ceux et celles qui ne l’ont pas vu. Mais il y a une scène très marquante. Un pick up sous la pluie battante, arrêté au feu rouge, un cœur qui cogne à en faire mal. Et une décision à prendre, vite. Figurez-vous qu’on peut revoir cette scène en espérant qu’elle sera différente, cette fois. Que l’issue ne sera pas la même. Et ça, c’est sans doute aussi un effet du confinement. 

Nous sommes nombreux à penser, en ce moment, au film avec Bill Murray, « Un jour sans fin ». Cette journée qui se répète à l’infini et qui peut rendre dingue. C’est un peu le scénario que le confinement impose. Eh bien là, dans ce pick-up, sous la pluie, je me suis surprise à croire - le plus sérieusement du monde - que la fin des films, parfois, pouvait épouser l’air du temps, en fonction du moment auquel on les regarde. N’hésitez pas à vérifier si ça marche. Sait-on jamais !

« Sur la route de Madison », de Clint Eastwood : ce jeudi 16 avril à 21h sur Chérie 25.

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