"La Casa de Papel", série initialement diffusée sur la chaîne espagnole Antenna 3, est devenue un phénomène mondial depuis que Netflix a acquis ses droits en décembre 2017.

La Casa de Papel, c'est l'histoire d'une bande de malfaiteurs réalisant le casse du siècle : le braquage de la Fabrique Nationale de la Monnaie afin d'y imprimer plus de 2 milliards d'euros, avec comme mot d'ordre de le réaliser sans violence.

Les quinze épisodes de la Casa de Papel disponibles sur Netflix nous plongent au cœur de ce braquage qui dure une bonne dizaine de jours. Le tout donne un résultat haletant, parfois même épuisant, on peine presque à retrouver notre souffle à la fin du visionnage. C'est une série à suspens, avec des rebondissements dans tous les sens, au point d'en devenir franchement indigeste.

Autant se le dire, La Casa de Papel n'est pas une bonne série. Les personnages sont débiles, le scénario est grossier et nous rappelle les pires heures de Prison Break - et dans ma bouche, je peux vous assurer que ce n'est pas un compliment. 

La question que je me pose aujourd'hui est évidente : comment une série aussi mauvaise a-t-elle pu se distinguer parmi les centaines de créations proposées par Netflix ? 

Quels sont les ingrédients qui font de cette série, un phénomène ?

Pour répondre à ces questions, j'ai flâné quelques heures sur les réseaux sociaux, là où La Casa de Papel est devenu l'un des sujets les plus importants du moment [On a le sens des priorités sur les réseaux sociaux, hein]. Enfin bref, vous savez quoi ? Je crois avoir compris quelque chose.

Comme je vous le disais plus haut, cette série repose sur de nombreux rebondissements. De fait, ceux qui ont vu La Casa de Papel jusqu'au bout font partie d'un club d'initiés maîtrisant l'ensemble de l'intrigue. Les autres, ceux qui n'ont pas vu, sont de fait rejetés puisqu'ils ne comprennent rien aux multiples péripéties de cette série.

Le phénomène La Casa de Papel, c’est la tyrannie de la masse à l’heure de la discussion mondiale. C’est la peur de ne plus faire partie de ce grand tout que représentent les réseaux sociaux. Pour les plus jeunes d’entre nous, ne pas regarder cette série, c’est la mort sociale assurée

Ça fait flipper hein ? Alors moi ce que je vous propose, c’est de résister. Ce soir, on ne regarde pas la Casa de Papel, on éteint Netflix, on allume notre bonne vieille télé française, on zappe sur la 11 et on regarde Joséphine Ange Gardien. C’est radical, oui je sais, mais c’est le prix de la résistance.

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