Un gros chat bleu persécuté par trois cafards, pas de dialogues et des gags visuels à la pelle. "Oggy et les cafards", fêtent leur 20 ans sur la chaîne Gulli. A quoi tiennent leur succès et leur longévité?

Vingt ans : c'est l'âge où il est temps d'être raisonnable. On n’est plus un enfant, il faut prendre ses responsabilités. Ou alors non, pas du tout ! « Oggy et les cafards » ont deux décennies et ils n’ont pas l’intention de se calmer.

En France, les premiers épisodes de ce dessin animé ont été diffusés en 1998 dans les Minikeums, sur France 3. Aujourd’hui ils sont sur Netflix et Gulli. Gulli, la chaîne des 4-10 ans, a prévu une soirée d'anniversaire ce dimanche 21 octobre : ça tombe bien, il n'y a pas école lundi matin (vacances obligent). Cette série d’animation est l’une des vedettes de l’antenne : elle permet régulièrement à Gulli de réaliser des records d’audience. Il fallait donc marquer le coup. Au programme : deux épisodes inédits, puis le long métrage « Oggy et les cafards » (sorti au cinéma en 2013) et ensuite encore des épisodes... toute la nuit jusqu’à 6h du matin. Attention à l’overdose, tout de même !

Fleuron de l'animation française

La longévité et le succès de ce programme méritent un cocorico parce que c’est une série d’animation française, qui s’exporte dans le monde entier. Elle est fabriquée par les studios Xilam (à qui on doit aussi « Les Zinzins de l’espace »). Si ça marche à l’étranger, c’est d’abord parce qu’il n’y a pas de dialogue. Quoi de plus universel? Uniquement des gags visuels. C’est l’histoire d’un chat bleu un peu benêt qui aimerait bien dormir tranquille mais dont la maison est envahie par trois cafards au rire sardonique.

L’ambition, il y a vingt ans, était de créer un « Tom et Jerry » à la française. Les studios américains avaient abandonné les « chase cartoon », ces dessins animés fondés sur une course poursuite perpétuelle : Xilam voulait reprendre le flambeau. Le gros matou bleu se fait enquiquiner par les cafards, il leur court après. Tout ce petit monde se tape dessus sans aucune vergogne, c’est un vrai bonheur. 

Oggy et les tracas du quotidien

Ce n’est pas un peu violent ? Oh que si. Mais de la violence burlesque, exagérée à outrance. Quand on se prend une beigne, on part immédiatement en orbite sur une autre planète. Quand on se fait écrabouiller par une tapette à mouche, on se transforme en bouillie avant de se relever et de galoper à nouveau. C’est un humour absurde et déjanté qu’on appelle le slapstick : plus la violence est exagérée, plus elle est irréaliste, et plus c’est drôle. 

Vous me direz : voilà qui manque un peu d'ambitions éducatives. Peut-être. Mais il y a dans ce dessin animé une veine insolente assez précieuse. Et c’est surtout de la pure rigolade. Or la rigolade, c’est bon pour le cerveau ! Non mais. 

Et puis vous remarquerez que tous les épisodes s’inspirent de la vie quotidienne : Oggy essaie juste de dormir chez lui, ou de prendre un bain, ou de lire son courrier... et les cafards viennent lui courir sur le haricot. Ces trois bestioles symbolisent nos petits tracas quotidiens ! A ce titre-là, Oggy est un héros ordinaire et c’est ça qui le rend aussi attachant. Pour ses 20 ans, on lui souhaite donc de se faire pourrir la vie encore longtemps. 

Soirée spéciale « Oggy et les cafards » : dimanche 21 octobre sur Gulli à partir de 20h35, juqu’à 6h du matin.

Légende du visuel principal:
Oggy est un gros chat bleu, persécuté par trois affreux cafards depuis 500 épisodes. Il est diffusé dans les cinq continents. © Xilam
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