Il est mort à 27 ans, inaugurant le triste "club des 27". Brian Jones, le fondateur des Rolling Stones, s'est peu à peu éloigné des autres membres du groupe et a sombré dans ses addictions. Un portrait touchant, à voir sur Arte, brosse le portrait de ce génie de la musique, trop fragile pour le grand barnum du rock.

C'est lui qui a recruté chaque membre du groupe. Brian Jones était l'âme des Rolling Stones.
C'est lui qui a recruté chaque membre du groupe. Brian Jones était l'âme des Rolling Stones. © Dominique Tarlé / Arte

Le titre fait penser aux Monthy Pithon, mais ça n’a rien à voir. Il est question, ici, d’un autre monument britannique : les Rolling Stones.  "La vie de Brian Jones" est à voir sur Arte. Ce documentaire inédit de Patrick Boudet brosse un portrait sensible et riche de Brian Jones, le fondateur des Stones. 

C’est lui qui a choisi le nom du groupe, qui en a recruté tous les membres, c’est lui qui a organisé les premiers concerts. Sans Brian Jones, les Stones n’aurait pas existé. Il est mort à 27 ans, en 1969, noyé dans sa piscine, inaugurant le triste « club des 27 » : de nombreux artistes le rejoindront dans cette macabre liste de ceux et celles qui sont morts au même âge : Janis Joplin, Kurt Cobain, Amy Winehouse...

Un génie trop fragile

Pardonnez ma légèreté, mais l’un des intérêts de ce documentaire est capillaire. Brian Jones était un dandy à la magnifique tignasse blonde. Il prenait grand soin de son look et de ses cheveux. Il était chic et décadent. Les images du début des années 1960 sont éloquentes : à l’époque, Mick Jagger a l’air d’un collégien propre sur lui. Le bad boy des Stones, c’était Brian ! 

Très vite, avec le succès, s’impose le duo créatif du groupe : Mick Jagger et Keith Richards composent ensemble et le fossé se creuse. D’autant que Brian sombre dans l’alcool et la drogue. Il essaie ainsi d’affronter son manque de confiance en lui, expliquent ses proches, mais il est de plus en plus déconnecté.

Les témoignages des proches, tout en nuance, font la grande qualité de ce documentaire. Notamment sur la rupture de Brian avec la top model Anita Pallenberg, l’amour de sa vie, qui le quitta pour Keith Richards.  

Au fil des années, on voit Brian, sur les photos, devenir de plus en plus blafard, mal en point, comme s’il devenait un fantôme. Comme s’il s’effaçait. Ce groupe était sa création, elle lui a échappé. Il a perdu le fil de sa propre histoire. Personnage complexe, esthète sombre, Brian Jones était l’âme des Stones. Un génie de la musique, mais trop fragile pour le grand cirque du rock n’roll qu’il a pourtant contribué à faire naitre.  

« La vie de Brian Jones » : c’est à voir vendredi 22/01 sur Arte à 22h40, ou sur le site d’Arte. 

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