A voir sur France 5, une passionnante immersion dans le quotidien des archéologues qui étudient les lignes de Nazca, au Pérou : une araignée, un colibri, ou encore un singe, visibles depuis le ciel.

Direction le Pérou, pour un documentaire à voir sur France 5, dans la case "Science grand format", qui est présentée par un certain... Mathieu Vidard ! Raison de plus pour ne pas rater ce rendez-vous. 

Connaissez-vous les lignes de Nazca ? Ce sont des dessins tracés sur le sol, en plein désert, au sud du Pérou. Vu du ciel, c'est époustouflant : d'immenses lignes droites qui s'étalent sur plusieurs kilomètres, mais aussi des formes géométriques et de magnifiques dessins : un colibri (qui fait une centaine de mètres de long), une araignée, un singe, un orque... Ces lignes ont été tracées entre -500 et 700 de notre ère, en déplaçant des pierres et en jouant sur le contrastes de couleur entre la pierre et le sable). Cela nécessitait, vu la taille des dessins, de sacrées connaissances en géométrie. 

Ce sont les fabuleux vestiges de civilisations disparues : les Paracas et les Nazcas. Ce documentaire, en plus d'offrir de très belles images vues du ciel de ces géoglyphes - c'est leur nom scientifique - nous plonge dans le quotidien de celles et ceux qui les étudient, et c'est passionnant.

Sentiers de pèlerinage

A quoi servaient ces lignes de Nazca ? 

Ce ne sont pas des pistes d'atterrissage pour vaisseau spatial, ni des rébus géants (quelle déception). Elles ont eu différentes fonctions au cours du temps, et notamment celle de sentiers de procession, de pèlerinage : on marchait en suivant les lignes pour rendre hommage aux divinités. Un itinéraire rituel, vers le temple de Cahuachi, qui était situé en surplomb. D'ailleurs, on venait  parfois de très loin. 

Ces deux anthropologues, l'une Française et l'autre Italien, le constatent en manipulant, avec une infinie précaution, des restes humains trouvés à proximité des géoglyphes : ses os révèlent que cet homme a beaucoup marché, et beaucoup souffert des jambes et du dos... 

Cahuachi était  le centre le plus important de la civilisation Nazca. Et ce n'était pas une ville mais bien un centre cérémoniel, puisque les archéologues n'ont trouvé aucune maison, aucun lieu d'habitation. Ils ont en revanche déterré des milliers de petites offrandes, laissées par le pèlerins.

L'intérêt de ce documentaire, c'est de montrer très clairement l'impact des nouvelles technologies sur le travail des scientifiques. Notamment l'usage de la réalité virtuelle pour examiner des momies sans les endommager : spectaculaire. 

Les chercheurs que l'ont voit travailler sont très généreux, leur sens de la pédagogie force le respect. Et mine de rien, ce n'est pas fréquent de pouvoir observer d'aussi près les avancées d'un chantier de fouille archéologique de cette ampleur. 

Archéologie spatiale

On voit même la Nasa à pied d'œuvre ! 

En effet, les autorités péruviennes ont fait appel au radar aéroporté haute résolution de la Nasa pour  établir un inventaire complet de ces dessins millénaires. Vous reconnaîtrez avec moi que les archéologues et les astronautes sont les deux professions les plus fascinantes qui soient. Alors quand elles sont réunies dans un programme d'archéologie spatiale, il y a de quoi être épatée ! Presque autant que devant ces immenses géoglyphes, qui sont loin d'avoir livré tous leurs mystères...

► "Nazcas, les lignes qui parlaient au ciel" : documentaire de Jean-Baptiste Erreca (durée1h30), jeudi 24 janvier à 20h50 sur France 5.

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Les lignes de Nazca, au sud du Pérou, ont été tracées entre -500 et 700 de notre ère. © AFP / MARTIN BERNETTI / AFP
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