Ce soir sur TF1 : Charlie et la chocolaterie ! Une merveille de confiserie fantastique, un conte à la fois sombre et extravagant qui dénonce les ravages de l'enfant-roi et vante les pouvoirs de l'imagination. Johnny Depp excelle dans le rôle de Willy Wonka.

Johnny Depp, alias Willy Wonka, dans le film de Tim Burton "Charlie et la Chocolaterie" (2005)
Johnny Depp, alias Willy Wonka, dans le film de Tim Burton "Charlie et la Chocolaterie" (2005) © Warner Bros

Sur mon plateau télé aujourd'hui, il y a une tragique passion amoureuse et des tonnes de chocolat. Il y a Scarlett O’Hara et Willy Wonka. Autant en emporte le vent sur Arte, Charlie et la chocolaterie sur TF1. Deux belles réussites d’adaptation d’un livre au cinéma : d’un côté, une fresque romantique sur fond de guerre de Sécession, roman de Margaret Mitchell. De l’autre, un grand classique de la littérature jeunesse signé Roald Dahl. Mais puisqu'il faut trancher, choisissions le moins long des deux, pour ne pas se coucher trop tard. Clark Gable s’incline face à Johnny Depp ! Victoire haut la main : 1h55 contre 3h30. 

« Charlie et la chocolaterie », un bijou de Tim Burton sorti en 2005 qui n'a pris une ride. Je vous rappelle l’histoire : Charlie Bucket, petit garçon très pauvre, a gagné le droit de visiter une usine de confiserie avec quatre autres gamins. Ils vont avoir la chance de rencontrer l’empereur du chocolat, Willy Wonka ! L’entrée en scène de Johnny Depp est à l’image de tout le film : un manège, une petite musique guillerette, mais peu à peu tout part en quenouille, les poupées fondent et leurs yeux tombent. Et le patron de l’usine applaudit, tout sourire. Quel joli spectacle, s’émerveille Willy Wonka ! On est toujours dans cet entre-deux, dans Charlie et la chocolaterie : entre la féerie et l’horreur, entre la magie et la cruauté. 

Des enfants têtes à claque

Les rivaux du petit Charlie, tous plus insupportables les uns que les autres, sont éliminés du concours un par un. Violette, une vraie tête à claque toujours en train de mâcher du chewing-gum, se transforme en myrtille géante. A chaque fois, l’enfant est victime de son trait de caractère principal : l’un est trop arrogant, l’autre est trop gourmand, un autre encore est complètement idiot. Tim Burton, comme le faisait Roald Dahl dans le livre, n’hésite pas à s’en prendre aux enfants : ce ne sont pas des petites choses fragiles et inoffensives. Effet comique garanti. Et mine de rien, ce film est une charge violente contre l’enfant roi !

Mais le charme de « Charlie et la chocolaterie », c’est surtout le décor : les arbres à bonbons, les rivières de, le gazon à la menthe et les bateaux en sucre. Les chorégraphies extravagantes des Oumpas-Loumpas, le petit personnel de l’usine, tous joués par le même comédien, sont un délice.  

Confiserie fantastique

C'est aussi un film visionnaire ! Je vous parlais du chewing-gum à l’instant. La tablette contient tout un repas : on mâche d’abord une soupe à la tomate, puis le rôti de bœuf et ses pommes de terres et enfin la tarte aux myrtilles, tout ça sans jamais cracher son chewing-gum. Je suis sûre que ce truc-là va bientôt être inventé, si toutefois ça n’existe pas déjà. 

Un film qui fait la part belle à l’imagination comme pouvoir de résistance, un conte à la fois sombre et éclatant de couleurs. Une merveille de confiserie fantastique. 

Charlie et la chocolaterie, sur TF1 à 21h. 

Autant en emporte le vent, sur Arte à 20h55. 

Programmation musicale
  • JACKSON 5

    Santa claus is coming to town (album version)

    2009

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