TMC diffuse, l'après-midi, cette série policière du début des années 2000. Une série culte, pour beaucoup de monde. Adrien Monk a peur des microbes, de la foule, de l'altitude ou encore des vestes mal boutonnées. À côté des siennes, vos petites phobies sont du petit lait !

Je m'adresse aujourd'hui aux retraités, aux chômeurs, aux femmes en congé de maternité, et à tous ceux qui vont officiellement télétravailler pour cause de canicule ! Allumez TMC l'après-midi pour voir une série policière un brin datée mais qui n'a rien perdu de son charme. "Monk" est diffusée tous les jours sur TMC. Série culte, pour beaucoup de monde. Elle a été déclinée en huit saisons entre 2002 et 2009. Le héros s'appelle Adrien Monk : c'est un ancien policier qui a dû quitter la police après la mort de sa femme, mais s'est reconverti comme consultant et continue à travailler avec les forces de l'ordre, parce qu'il est très fort pour élucider des enquêtes criminelles. Le problème, c'est que ce monsieur est un tantinet maniaque. 

La veste mal boutonnée d'un inconnu dans une foule le rend malade, mais ce n'est là qu'un exemple parmi beaucoup d'autres. Il a peur des microbes, de l'altitude, de la mort, du lait, des lapins, des tunnels, du feu, des bateaux, du vent, des gens tout nus, de la mort, etc. Monk est ravagé de TOCs et de phobies : ça complique évidemment sa vie quotidienne. Mais ça le rend aussi très attachant, et tout le charme de cette série repose sur ce personnage saugrenu, cet enquêteur toujours un peu décalé voire à côté de la plaque, incarné par l'excellent Tony Shalhoub.

Un air de Columbo

On dirait Columbo ! Il y a, en effet, pas mal de points communs entre Monk et le lieutenant à l'imperméable. Cette façon d'être brillant sans en avoir l'air, cette habitude de surprendre son monde. Et puis, comme dans Columbo, il y a des impondérables dans chaque épisode. Par exemple, à chaque fois qu'il a élucidé le meurtre, Monk commence son explication par la même phrase : "voilà ce qu'il s'est passé". Un épisode dans lequel on entendrait pas "voilà ce qu'il s'est passé" pourrait rendre les fans complètement barjots. Parce que les manies de Monk sont un peu contagieuses... Il parait que c'est arrivé sur un ou deux épisodes, qu'il ne prononce pas la phrase. Je préfère ne pas y croire.

Monk est suivi par un psychiatre, mais ses tocs et ses manies ne sont pas le cœur de chaque épisode. Le sujet, c'est bel et bien l'enquête policière. Et c'est souvent parce qu'il se concentre sur des choses que personne ne remarque qu'il parvient à élucider ses affaires. Sa maniaquerie est autant un don qu'une malédiction. 

Une série rassurante et reposante

Pourquoi on aime Monk ? Peut-être parce que nos propres manies, à côté, sont du petit lait. Ma phobie des portes ouvertes me parait, grâce à lui, bien dérisoire. Daniel Morin devrait regarder quelques épisodes et son allergie aux gens qui baillent s'en verra soignée ! 

Il y a enfin un autre point commun de taille avec Columbo : les épisodes de Monk peuvent se regarder dans le désordre. D'ailleurs, TMC ne se prive pas. Chaque épisode raconte une intrigue avec un début et une fin. On peut donc en regarder un ou deux, sans avoir envie d'avaler toute la saison. Et ça, c'est très reposant à l'ère du binge watching. Voilà comment un homme anxieux et phobique peut s'avérer rassurant et reposant ! 

► "Monk", sur TMC à partir de midi à 18h.

Monk (extrait de l'affiche)
Monk (extrait de l'affiche)
  • Légende du visuel principal: Tony Shalhoub est impeccable dans le rôle de ce fin limier ravagé de manies et de phobies. © AFP / Valerie Macon / Getty Images North America / AFP
L'équipe
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.