En cette période de confinement, France 2 propose chaque jour à 14h un film culte du patrimoine français. Au menu de samedi 28 mars : "la soupe aux choux", de Jean Girault. Certains y voient un navet, c'est au contraire exactement ce qu'il nous faut.

Louis de Funès et Jacques Villeret dans "La soupe aux choux"
Louis de Funès et Jacques Villeret dans "La soupe aux choux" © Les Films Christian Fechner / Films A2

France 2 s’est pris de passion pour les films patrimoine et grand public, ces jours-ci. Il y a eu « la grande vadrouille », « les tontons flingueurs » et « Manon des sources », récemment. Vendredi 27, ce sera « Nous irons tous au paradis ». Et samedi 28 mars, à 14h, vous avez rendez-vous avec Louis de Funès, alias le Glaude, et son nouvel ami venu d’ailleurs... Lulululu !

Chou ou navet ?

Je sais ce que vous êtes nombreux à penser : « La soupe aux choux » est un vrai navet. A certains égards, oui, peut-être. Mais je vois plein de bonnes raisons de regarder quand même ce film de Jean Girault. D’abord pour mesurer les progrès accomplis par le cinéma en termes d’effets spéciaux, en moins de 40 ans. C’est peu de dire que cette arrivée d’un extraterrestre dans un champ, en pleine campagne bourbonnaise, n’est pas à couper le souffle sur le plan visuel. 

Mais surtout, il faut voir ou re-re-revoir ce film car c’est un doudou - et je ne dis pas ça parce que Jacques Villeret est habillé comme un Télétubbies. « La soupe aux choux » a déjà été diffusée à la télé un nombre incalculable de fois : cela donne l’impression que tout ira bien, que tout est toujours comme avant. Quoi de plus rassurant ? 

Un autre regard

Vous serez surpris de constater qu’on ne regarde pas « La soupe aux choux » de la même manière quand on est confinés. Ce réconfort que le Glaude trouve dans sa soupe, nous nommes nombreux à l’expérimenter en ce moment. Se préparer des bons petits plats, ou au contraire manger n’importe quoi, mais manger, manger, manger, c’est un refuge indéniable !

Et l'alcool, dans tout ça? En la matière, on est plutôt face à un repoussoir : Louis De Funès et Jean Carmet picolent tellement, dans ce film, que c’en est écoeurant. Ils boivent la mer et l’océan. Je m’avance peut-être, mais je ne crois pas que ces deux pochetrons vous donneront soif, c’est même à se dégoutter de l’alcool. Le Glaude et le Bombé, ces deux vieux paysans qui vivent retirés du monde, sont aussi très nostalgiques : voilà un autre point commun avec nous qui sommes confinés. On regrette la vie d’avant.

Flatulences spectaculaires

C’est bien joli tout ça, mais je ne peux pas parler de la soupe aux choux sans évoquer ses conséquences digestives. Ce film est aussi un hommage vibrant à la pétomanie. Nos deux paysans ont des flatulences spectaculaires, ils en font des concours. Oui, c’est très lourdingue, mais c’est aussi, je crois, ce qui fera rire les plus jeunes. Or l'ambition  de ces diffusions d’après-midi, c’est de nous faire passer le temps en famille. Si au passage, vos enfants découvrent de Funès et son génie des mimiques, ce sera toujours ça de gagné. 

« La soupe aux choux », de Jean Girault : samedi 28/03/20 à 14h sur France 2. Et dimanche 30, un autre rendez-vous avec de Funès, toujours à 14h sur France 2 : « L’aile ou la cuisse ».

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