Avez-vous déjà songé à l'immense poésie qui se niche dans un magasin de bricolage ?

Image extraite de "68, mon père et les clous" de Samuel Bigiaoui
Image extraite de "68, mon père et les clous" de Samuel Bigiaoui © film de Samuel Bigiaoui / Petit à petit production

Jean-Louis Étienne, l'explorateur polaire, m'a confié un jour que c'était l'un de ses voyages préférés : il se promène entre les ciseaux à bois et les niveaux à bulle pour se rassurer, parce que ça lui rappelle qu'il pourrait se fabriquer une cabane, si besoin.

Le film que je vous recommande, disponible sur la plateforme Tënk, est une immersion dans cet univers foisonnant. Un documentaire intitulé « 68, mon père et les clous ». On assiste aux dernières semaines de Bricomonge, une boutique de la rue Monge, à Paris, qui a été remplacée l’année dernière par un supermarché.

Celui qui tient la caméra, c'est le fils du patron : Samuel Bigiaoui, prof de maths. S'il a décidé de consacrer un film à ce père qui vend des clous, c'est parce qu'il ne comprenait pas ce qui avait poussé cet homme plutôt intello à ouvrir une boutique de bricolage il y a trente ans.

"68, mon père et les clous", sur Tënk.

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