Shaun Murphy a une connaissance encyclopédique de l'anatomie, mais de grosses difficultés pour communiquer. "Good Doctor" raconte le quotidien d'un chirurgien autiste. La série fait déjà un carton aux États-Unis, et elle arrive en France sur TF1. Une série de David Shore, le créateur de "Dr House" !

Vous vous souvenez peut-être de Charlie et la Chocolaterie, le film de Tim Burton. Eh bien Charlie est devenu grand : Freddie Highmore, le comédien qui jouait le petit  garçon, est désormais un adulte et incarne le héros de la nouvelle série que TF1 diffuse à partir de ce mardi : Good Doctor,  qui se déroule dans un hôpital américain. 

Énorme succès d'audiences aux Etats-Unis

Encore un feuilleton médical, donc. Y'en n'a pas un peu ras le bol des diagnostics impossibles ? Des cas de conscience éthiques ? Des opérations chirurgicales sous haute tension ? Des histoires d'amours secrètes entre deux internes ?
Non, y'en a pas marre ! Parce que Good Doctor, énorme succès d'audiences aux États-Unis, présente une particularité : son héros est un chirurgien autiste.

Shaun Murphy a de grosses difficultés relationnelles. Il ne sait pas bien communiquer, il ne maîtrise pas les codes. Cela donne lieu à des difficultés avec les patients et avec les autres médecins. Voilà par exemple comment Shaun, qui est un tout jeune interne, parle à son chef chirurgien, en pleine opération très risquée :

Vous êtes très arrogant. Cela vous aide dans votre métier de chirurgien ?

Et c'est ce qui rend tellement attachant le personnage de Shaun : sa désarmante sincérité ! Mais aussi sa mémoire stupéfiante. Parce que c'est un prodige de la médecine. Il est doté d'une mémoire hors-norme et d'une connaissance encyclopédique de l'anatomie humaine, ce qui fait de lui un atout indéniable pour l'hôpital. Très belle initiative que de mettre ainsi en lumière un héros dont la différence est aussi une force. 

Mais en réalité, le sujet de Good Doctor, n'est pas l'autisme. C'est, plus largement, la façon dont on se comporte les uns avec les autres. Ce  personnage très émotif, dont la crédulité est presque enfantine, pousse les autres à remettre en cause leur fonctionnement social. Shaun, par exemple, ne comprend pas le sarcasme et l'ironie : il dit qu'il ne "sait pas" faire ça. Alors les médecins qui travaillent avec lui doivent s'adapter et devenir plus bienveillant. Tout comme lui doit s'adapter : au début, il a tendance à dire de façon abrupte à un patient que sa maladie est grave et qu'il a peu de chance  de s'en sortir. Il ne sait pas ce que ménager quelqu'un veut dire. Et puis il apprend, peu à peu, à être franc sans être  brutal.  

Un anti docteur House

Ce médecin-là n'a aucun mépris, aucun dédain pour l'espèce humaine : tout le contraire du Docteur House. Et pourtant c'est bien le même créateur, David Shore, à qui l'on doit les deux séries. A croire qu'il avait besoin d'une bonne dose d'optimisme après ces années passées avec un docteur aussi irascible que boiteux.

Un peu trop de mélo

Le scénario est efficace et lacrymal, comme le sont toujours les séries médicales. Mais la réalisation en fait souvent trop. Je ne suis franchement pas cliente des scène de flash-back, surtout : trop de mélo dans la façon de  raconter les souvenirs douloureux de l'enfance de Shaun.
Il y a sans doute un peu trop de bons sentiments, mais franchement pas assez pour ne pas conseiller cette série qui peut vous faire aimer la  rentrée. Et si ça pouvait nous aider, au passage, à devenir plus franc, à dire (par  exemple) aux gens arrogants qu'ils sont arrogants ? Allez savoir ! 

Good Doctor. Saison 1, épisodes 1 et 2 : mardi 28/08 à 21h sur TF1.

Légende du visuel principal:
Shaun Murphy, le nouvel interne en chirurgie, est atteint d'autisme. Good Doctor, une série un brin lacrymale mais très efficace, à voir sur TF1. © Sony / TF1
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