TF1 diffuse le film de Patrice Leconte ce jeudi 28 mai 2020, l'occasion, pour celles et ceux qui auraient loupé les centaines de diffusions, de découvrir ce doudou national truffé de répliques cultes. "Azur, nos bêtes sont bondées d'un cri !"

40 ans plus tard, Les Bronzés fonctionnent toujours !
40 ans plus tard, Les Bronzés fonctionnent toujours ! © Studio Canal

Les Bronzés sont diffusés ce soir jeudi 28 mai 2020 à 21h sur TF1. Il s'agit de la version plage, sortie en 1978 au cinéma, un an avant Les Bronzés font du ski. J'ai une théorie : même si ce film de Patrice Leconte a été diffusé 3517 fois à la télé, il reste forcément des gens qui ne l'ont jamais vu. C'est à eux que je m'adresse solennellement : cette fois, ne ratez pas ce splendide festival de beaufitude. Pourquoi ? Parce que vous allez y reconnaître des répliques cultes, que vous avez sans doute entendu revenir dans les conversations, sans savoir d'où elles venaient.  

Avouez, vous avez déjà entendu quelqu'un déclamer "Azur, nos bêtes sont bondées d'un cri", sans savoir pourquoi ! Je promets, ce soir, une avalanche de révélations de cette teneur à celles et ceux qui ont évité Les Bronzés depuis plus de quarante ans.

Pourquoi revoir "Les Bronzés" ?

Et si on l'a déjà vu? On replonge, évidemment !  Ce qui est intéressant avec ce film, c'est qu'il a tout pour qu'on le déteste en 2020. Ces vacances en club à l'autre bout du monde sont une catastrophe écologique. Et surtout, c'est un festival de répliques sexistes ou racistes. La Palme d'Or pour Christian Clavier, dans le rôle de Jérôme.

Mais attention à la cancel culture ! Vous savez, c'est ainsi que les Américains désignent la tendance à annuler, c'est à dire à appeler aux boycott de toutes les œuvres qui seraient condamnables aujourd'hui. Non ! trois fois non ! on ne jette pas Les Bronzés avec l'eau du bain, parce que c'est une comédie dont l'ambition est de "corriger les mœurs par le rire" ("castigat ridendo mores", dit le poète Santeul - oui, je parle des Bronzés en latin, et alors ?). On rit surtout aux dépends des vacanciers. De la caricature naît un espoir de "guérison", si j'ose dire, de nos travers d'Européens.

Et puis on a besoin des Bronzés en ce moment, comme de Louis de Funès, parce que ça rassure, ça fédère, ça fait du bien. C'est un doudou national ! Allez Jean-Claude, accroche-toi, sur un malentendu, ça peut marcher.

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