L'émission d'Ophélie Meunier a passé plusieurs mois dans les coulisses d'un magasin de bricolage, auprès des clients et des vendeurs. C'est l'occasion de s'émerveiller devant la fierté du bricoleur !

M6 vous propose ce mercredi une immersion dans ce qui fut la grande destination de l'été : un immense magasin de bricolage ! L'été est en effet la saison de prédilection pour cette passion française du brico-déco. 

Les caméras de Zone Interdite ont suivi pendant plusieurs mois certains vendeurs et certains clients, et il faut reconnaitre qu'ils ont trouvé des personnages attachants. A l'image de ce couple, Emmanuel et Sophie : un ingénieur en informatique et une orthophoniste, qui sont en train de rénover leur maison. A voir la façon dont Emmanuel choisit la taille des vis ("au visuel"), il est évident que nous sommes là face à un joli spécimen de bricoleur du dimanche. Je les reconnais à l'œil nu, faisant moi-même partie de cette espèce. 

Le bricolage, gage de fierté

Pourquoi regarder cette émission même quand on se cogne des tendances brico-déco du moment et qu'on sait à peine se servir d'un niveau à bulle, comme moi ? Parce qu'elle montre bien la fierté des bricoleurs, qui est fascinante. Le cri de joie de Sophie après avoir terminé de posé le carrelage de sa salle de bain est tout simplement revigorant. 

A n’en pas douter, c’est bien pour ressentir cette fierté que les gens bricolent. Aussi pour des raisons financières, évidemment : il est moins cher de faire soi-même que de faire faire par un professionnel. Mais le bricolage, c'est le gage d'une fierté presque pure, et ça n'est pas fréquent, même si on passe évidemment pas des moments très durs. Anthony, un autre bricoleur que l'on voit dans ce reportage, et qui fabrique lui-même sa maison en bois, en est la preuve vivante. Il rayonne de fierté à chaque étape franchie.

Voilà qui renvoie au philosophe Bergson, pour qui l'homme n'est pas seulement un homo sapiens, un homme qui pense, mais aussi un homo faber, un homme qui fait, qui fabrique. Les deux sont indissociables, d'ailleurs : le geste se fait plus précis grâce à la pensée et la pensée permet d'imaginer de nouveaux gestes.

Je suis ce que je fais

Nous sommes ce que nous faisons. Bricoler, finalement, ça n'est pas simplement poser du carrelage ou fabriquer un mur en lambris : construire son intérieur revient à se construire soi-même. Vu sous cet angle, on mesure tout ce qu'il y a dans les cris de joie de Sophie après avoir terminé son carrelage. Tout ça me donnerait presque envie d'acheter un niveau à bulle. 

Mercredi 29 août à 21h sur M6. Documentaire d'Elodie Tinel (Tony Comiti Productions).

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