Ce soir, OCS diffuse "Spiderman : New Generation", chef-d'œuvre passé plutôt inaperçu lors de sa sortie en salles en 2018.

Faut dire que les franchises Marvel ont tellement squatté les écrans de cinéma ces dernières années qu'on a parfois frôlé l'indigestion. Et qu'on n'a donc pas pris la peine de s'intéresser à Spiderman : New Generation. Grossière erreur, tant il se distingue en tout point des autres films de superhéros. 

D'abord, c'est un film d'animation d'un nouveau genre

Mêlant peinture à l'huile et technologie moderne, rendant sans cesse hommage à l'univers de la bande-dessinée, on sent qu'il y a une vraie culture ici de la case, du plan qui fait mouche tout de suite.

Pour couronner le tout, des bulles et des onomatopées apparaissent à l'écran de temps à autre pour ponctuer le récit. En bref, on a vraiment l'impression de lire une bonne vieille série de comics.

Ce film s'est d'ailleurs inspiré des comics Ultimate Spiderman dont il reprend l'un des éléments clés de cette saga : Spiderman tel qu'on le connait est mort. Oui, Peter Parker a été tué lors d'une bataille mais rassurez-vous, un jeune adolescent a dans le même temps été mordu par une araignée. On est sauvé. 

Peter Parker laisse donc sa place de Spiderman à Miles Morales, un garçon de Brooklyn, métis moitié afro-américain moitié portoricain. 

Un jeune garçon qui, comme Peter Parker à ses débuts, n'arrive pas à se faire à ses nouveaux pouvoirs.

Lui ce qu'il aimait, c'était sa vie d'avant, partagé entre l'école et sa passion pour le hip-hop. Passion qu'on retrouve jusque dans la bande son du film. On entend du Lil Wayne, du Juice WRLD, du Swae Lee et du Post Malone.

On retrouve, dans ce dessin animé, tout ce qui fait le miel de Spider Man. 

Une réflexion sur l'adolescence et le passage à l'âge adulte

Et cette réflexion est magnifiquement portée à l'image. 

Si je vous conseille de voir ce film, c'est vraiment pour la claque visuelle qu'il représente. Il faut le voir et le revoir même tant il regorge de détails. De la même manière qu'on lit et relit une bande-dessinée.

J'ai été bluffé par la puissance des décors, parfois cartoonesques, parfois très poétiques, souvent ultra-réalistes. À certains moments on a vraiment l'impression d'être à New York.

Et cet univers là on ne le doit pas aux grands studios américains, non. On le doit à un couple de trentenaires : Jessica Rossier et Bastien Grivet. Ils sont Français et ils ont travaillé sur les décors du film de chez deux, dans leur maison à Montbazin, petit village près de Sète.

Ce sont ces deux super-héros de l'Hérault qui ont eu l'idée d'utiliser la peinture à l'huile pour ce film. Cette petite touche en plus qui fait de Spiderman : New Generation un film immanquable, même si vous avez en horreur les Marvel... ou les araignées.

Spiderman : New Generation à voir ce soir à 21h sur OCS

  • Légende du visuel principal: Photo du film "Spiderman : New Generation" © 2018 Sony Pictures Entertainment Deutschland GmbH
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