Pour la robe de Mireille Darc, pour Pierre Richard qui joue du air violon sur un trottoir, et bien sûr pour la musique, il faut revoir "le grand blond avec une chaussure noire".

Le Grand blond avec une chaussure noire
Le Grand blond avec une chaussure noire © Getty / Michael Ochs Archives

Comédie signée Yves Robert, dont on se souvient surtout pour la robe de Mireille Darc et son indécent décolleté dans le dos. La légende raconte que Pierre Richard ne l’avait pas vue avant le tournage. De face, c’est un fourreau noir élégant à col roulé. Quand Mireille Darc se retourne et dévoile la naissance de ses fesses (que dis-je la naissance, un bon tiers !), le mouvement de surprise de Pierre Richard est frappant de réalisme : il est sidéré.

« Le grand blond », c’est surtout une rencontre imaginée par Vladimir Cosma entre un orchestre à cordes et une flûte de pan.

Musique diablement efficace qui s’accroche à vos neurones. Il faut voir ou revoir ce film aussi pour la gestuelle de Pierre Richard, beaucoup plus importante que l’histoire – celle d’un violoniste doux-rêveur qui se retrouve malgré lui au cœur d’une guerre entre les services secrets français. On est en 1972, Pierre Richard n’est pas encore la superstar qu’il va devenir mais c’est déjà un si beau clown. En digne successeur de Jacques Tati ou Buster Keaton, il fait de son corps un outil burlesque et tout en grâce. Le mérite de ce film est aussi de porter le titre le moins marketing de l’histoire du cinéma français ! Quand on l’interrogeait là-dessus, Yves Robert répondait :

C’était ça ou « le grand Noir avec un Loden vert

Le grand blond avec une chaussure noire, ce soir à 20h50 sur France 3.

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