Initialement prévu pour une sortie en salles, "Comment je suis devenu un super-héros" de Douglas Attal sera finalement disponible dès vendredi 9 juillet sur Netflix. Malgré un casting de rêve, le film n'arrive jamais à nous convaincre.

Peut-être est-ce l'attente qui m'a rendu trop exigeant ? Initialement prévu pour une sortie en salles en 2020, ça faisait longtemps que j'attendais ce film. Mais le contexte sanitaire a tout retardé. Résultat, le film a été repoussé encore et encore. Jusqu’à ce que l’on abandonne complètement l’idée de le sortir au cinéma et qu’on fasse le choix de le rendre directement disponible sur Netflix.

Il était pourtant plein de promesses ce film…

D’abord, parce que ce n’est pas tous les jours que le cinéma français s’intéresse au monde des super-héros. C’est plutôt la chasse gardée d’Hollywood habituellement. La France - de par sa vision du monde, ses problématiques et ses aspirations – a de belles histoires pleines de superpouvoirs à raconter.

Et puis, c’est l’adaptation d’un livre très malin de Gérald Bronner datant de 2007. Et qui racontait les super-héros à travers leurs failles psychologiques. Dans l’esprit, c’est un livre assez proche du Watchmen d’Alan Moore. 

D’où mes attentes énormes quant à la sortie de ce film

Surtout qu’il est porté par un casting cinq étoiles – Pio Marmaï, Leïla Bekhti, Benoît Poelvoorde – et que le synopsis avait l’air franchement pas mal. Je vous le résume en quelques mots : dans un monde où certaines personnes ont des capacités surnaturelles, une brigade de police enquête sur un trafic bien particulier : une petite bande parisienne vend des doses de superpouvoirs à des malfrats.

Malheureusement, la mayonnaise ne prend pas

Tout - ou presque - me déçoit. L’histoire ne tient pas la route. On ne s’attache jamais à ces personnages. Et puis les dialogues… Y-a-t-il un bon scénariste pour écrire des dialogues crédibles en France ? Plus je regarde des fictions françaises, plus je me dis que c’est surréaliste. 

Alors, pour ne pas être trop négatif, je me suis un peu creusé la cervelle et j’ai essayé de trouver des qualités à ce film. Bon, visuellement il tient la route. La lumière est sympa. Les effets spéciaux ne sont pas honteux. Sur ma télévision, le rendu était assez propre.

Autre point positif : on tire une vraie satisfaction à voir Benoît Poelvoorde en collant et masque de super-héros. Là, je m’incline. C’est juste savoureux.

Et puis, c’est un premier film. 

Et il faut toujours saluer les premiers films. C’est signé Douglas Attal, le fils d’Alain Attal, un grand producteur qui est aussi le producteur de ce long-métrage.

Bref, vous l’aurez compris : je ne vous le conseille absolument pas. 

Du coup, je me suis dit que j’allais vous donner quelques recommandations pêle-mêle de films et de séries sur les super-héros :  

  • Si vous êtes abonnés à Netflix, il y a toujours les Batman de Christopher Nolan et notamment The Dark Knight. Si vous ne l’avez jamais vu, sachez simplement qu’il est considéré comme l’un des meilleurs films de tous les temps par de nombreux critiques.
  • Si vous avez OCS, plongez-vous dans Watchmen, une série dont France Inter était partenaire. C’est un monument, il n’y a rien à jeter. Regardez là sans hésiter.
  • Et puis, je vous en ai déjà parlé, mais The Boys sur Amazon Prime pourrait vous plaire si vous n’aimez pas les super-héros. Parce que dans cette série, il n’est question que de super-héros qui se comportent comme des super-connards. Et franchement, ça fait du bien. 
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  • Légende du visuel principal: Comment je suis devenu super-héros de Douglas Attal avec Pio Marmai, Leïla Bekhti, Vimala Pons © Trésor film
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