Des élèves de collège et de lycées s'affrontent dans une épreuve périlleuse, sur France 5 : la lecture à voix haute. Il faut savoir doser les silences et affronter le trac, mais surtout transmettre une émotion.

Voici The Voice en version littéraire. Non, ne partez pas en courant, je vous assure que ça mérite le détour. France 5 diffuse ce jeudi 17 juin la finale de l’émission « si on lisait à voix haute », présentée par François Busnel. C’est la deuxième édition de ce concours qui voit s’affronter des enfants entre 10 et 17 ans. Plus de 130.000 élèves se sont inscrits, dans toute la France, métropole et outre mer, ainsi que dans des établissements français à l’étranger. Il faut mesurer ce que ça représente, surtout avec toutes les complications scolaires liées à la pandémie : 130.000 inscrits pour un concours de lecture à voix haute !

Un jury et des coachs

A l’heure de la finale, il n’en reste plus que dix : des élèves de collège et de lycée, qui vont s’affronter ce soir. L’émission a été enregistrée en avance, j’ai donc pu la voir, mais je ne vais surtout rien révéler du résultat. 

Si c’est comme The Voice ou la Nouvelle Star, il y a un jury. Des écrivains et écrivaines ont la lourde tâche de mettre des notes sur 5 : Gaël Faye, Eric-Emmanuel Schmitt et Clara Dupont Monot et Cécile Coulon. Le parallèle avec les émissions de télé-crochet ne s’arrête pas là, puisque les candidats ont aussi des « coachs », qui leur ont donné des conseils afin de bien lire à voix haute, notamment Guillaume de Tonquédec

Dosage des silences

L’exercice est loin d’être simple. Il faut articuler, mais pas trop. Parler de façon fluide, trouver le ton juste et le bon rythme. Savoir doser les silences. Il faut, surtout, vivre le texte sans trop le jouer, sans cabotiner : ce n’est pas du théâtre, c’est de la lecture. Et je ne vous parle même pas des difficultés supplémentaires quand on porte, comme beaucoup de ces gamins, un appareil dentaire !

Certains sont empêchés par le trac, d’autres sont magistralement à l’aise. Certains regardent souvent le jury, d’autres ont du mal à décoller leurs yeux du bouquin. Mais tous et toutes sont fichtrement attachants. Sans doute est-ce parce que la lecture à voix haute rappelle l’enfance et l’histoire que racontait un adulte avant d’aller au lit. Ce soir, on inverse les rôles, ce sont des enfants qui s’y collent ! Chaque lecture, surtout, est l’occasion de transmettre une émotion, même quand on bafouille, même quand on trébuche. Peut-être même surtout quand on trébuche.   

« Si on lisait à voix haute », la finale : jeudi 17 juin sur France 5 à 20h50. 

  • Légende du visuel principal: Amélie affronte le jury, dans cette émission animée par François Busnel. © Gilles Gustine / France 5
L'équipe
Thèmes associés