Les premiers mois de la guerre apportent des nouvelles terribles. L'invasion par les Allemands de la Belgique et d'une partie du nord et de l'est de la France fait d'eux les coupables de hostilités. De plus un certain nombre de crimes de guerre contre les civils ou contre les prisonniers sont commis.

Soldats français partant a l'assaut, baïonnette au canon, lors de la bataille d'Argonne en septembre 1915
Soldats français partant a l'assaut, baïonnette au canon, lors de la bataille d'Argonne en septembre 1915 © AFP

Il s'y ajoute la destruction de la cathédrale de Reims, chef d'oeuvre gothique bombardé à plusieurs reprises et sciemment par l'artillerie allemande. Et puis des vols d'oeuvre d'art, des pillages.

Allemands réprouvés, bandits, race inhumaine.          
Dans les siècles futurs il faut qu'on s'en souvienne

Ces imprécations ne sont pas le fait d'un ivrogne accoudé au comptoir ou d'un chanteur vulgaire. Non, au contraire, la chanson s'intitule Feu, feu partout et ce n'est pas une chanson populaire.

Il s'agit d'un air de salon. Ce sont des voix lyriques qui créent cette partition dans les théâtres et les cafés concerts, mais aussi dans les soirées dédiées aux bonnes oeuvres de guerre pour les réfugiés, pour les orphelins, pour les blessés.

L'auteur et compositeur Paul-Eugène Mesples en a écrit quelques autres dans cette même veine, de la germanophobie de salon.

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