Il y a le poilu et il y a le tommie. Le poilu français, le tommie anglais... et une fraternité d'arme dont des dizaines de chansons témoignent.

Carte patriotique montrant un soldat Anglais et un Français dans une tranchée
Carte patriotique montrant un soldat Anglais et un Français dans une tranchée © AFP

Cette chanson met en scène les deux soldats du camp allié, unis contre l'ennemi commun et pour le bien.

Unis comme leur armée / A travers flamme et fumée / Tous les deux pour l'honneur et la patrie / Combattent la barbarie !

Ah la barbarie allemande. Cela fait quelques années que les Français sont censés haïr autant les Allemands. Après tout, notre ennemi héréditaire a été pendant des siècles et des siècles l'Anglais.

L'Anglais qui a brûle Jeanne d'Arc, l'Anglais qui nous a pris le Canada, l'Anglais de Trafalgar, l'Anglais de Waterloo.

La perfide Albion que pendant des siècles nous avons haï avec une passion que peuvent attester des milliers de chansons d'un autre siècle.

Mais maintenant, cette guerre met côte à côte le Français et l'Anglais.

Le chemin est long, la tâche est grande / Frappons au coeur la pieuvre allemande / En avant, Tommy, hourra ! hourra !

Il y a eu l'Entente Cordiale avec un traité signé en 1904, entre la France et la Grande Bretagne. Une entente ouvertement dirigée contre l'Allemagne et dont les Français et leur chanson ont clairement assimilé la logique : deux démocraties unies contre l'Empire allemand.

Et une certaine logique géopolitique derrière la fraternité d'arme entre le poilu et le tommie.

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