Les zouaves sont l'élite de l'armée française. Ce n'est pas seulement leur uniforme pittoresque qui fait que ces unités, stationnées en Afrique du Nord pendant la paix sont particulièrement aimées des Français : les zouaves ont une réputation de vaillance, mais aussi d'insolence qui les rend populaires.

Gravure illustrant l'épisode raconté dans "Hardi les gars"
Gravure illustrant l'épisode raconté dans "Hardi les gars" © AFP

Hardi les gars, cette chanson d'Henri Christiné trace le portrait d'un zouave courageux, gouailleur, patriote et optimiste, même quand il a été fait prisonnier.

Et maintenant l'histoire, la vraie.

En août 1914, on se bat sur la Sambre, en Belgique, dans un tourbillon d'offensives, de retraites, d'assaut pendant lesquels les unités sont parfois séparées, éparpillées. Parmi elle, le 2è régiment de Zouaves. Et depuis la veille un certain nombre de soldat sont portés manquants.

La nuit va finir et les Allemands / Font marcher sur nous tous leurs régiments / Poussant devant eux les bras liés / Tous leurs prisonniers, comme un bouclier

Quand, à l'aube, les guetteurs du 2è régiment de zouaves voit avancer vers eux un groupe d'hommes portant leur uniforme, ils ne se méfient pas. Ce sont des soldats égarés pensent-ils.

Mais non. L'un d'eux crient : "Tirez, tirez. Ce sont les boches."

Et c'est un carnage. Derrière les zouaves qui marchaient, les soldats allemands qui poussaient devant eux des prisonniers comme des boucliers humains.

Scandale, évidemment.

Et aussitôt cette chanson à la gloire d'un petit zouave héroïque

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