Aujourd'hui, les "troupes indigènes" comme on les appelle : les tirailleurs sénégalais, les tirailleurs algériens, les tirailleurs marocains, toutes ces troupes venues de l'empire colonial français et constituées principalement de soldats non européens.

Troupe de tirailleurs Sénégalais
Troupe de tirailleurs Sénégalais © AFP

La France les aime. Elle les aime même beaucoup. Et on ne compte pas les dessins, les chansons, les cartes postales à la gloire de ces soldats noirs, asiatiques, magrébains, mais c'est un amour très particulier.

"Si Pruscot (le Prussien) venir, moi coup'kiki, / Moi coup'kiki.

Pan Pan L'arbi a été écrite par Gaston Montéhus.

L'arbi, cela veut dire "arabe" en argot militaire et cette chanson n'est pas destinée à être chantée par ces soldats-là, mais par les Français en imitant ce que l'on croit être la façon de parler des tirailleurs algériens.

C'est comme ça que souvent la chanson, et les Français en général, voient les soldats indigènes. De bons soldats par très finaux mais dont le courage est phénoménal. Et c'est cela qui est le plus gênant au fond. Cette manière dont on voit les colonies françaises. La manière dont on imagine que les peuples colonisés voient leurs colonisateurs.

Les désillusions viendront plus tard, mais pour l'instant en 1914, on imagine qu'un tirailleur algérien pense comme ça .

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