Les équilibres diplomatiques en Europe, cela ne fait pas des chansons et si l'on veut expliquer la guerre aux Français qui la font, il vaut mieux faire comprendre que l'Allemagne est une puissance barbare. C'est plus simple et c'est plus efficace.

Carte patriotique montrant un enfant avec un drapeau et des soldat de plomb faisant le salut
Carte patriotique montrant un enfant avec un drapeau et des soldat de plomb faisant le salut © Getty

Dans un petit village français, tout à côté de la frontière / un petit gamin s'amusait auprès des jupes de sa mère 

C'est pourquoi ce petit garçon joue près de sa mère, pendant que son papa est là-bas, dans son régiment. Et c'est dimanche matin

Tous deux se tenant par la main vont vers l'église du village / Prier pour papa, mais soudain, on entend des clameurs sauvages / Dans le village terrifié, les soldats prussiens sont entrés.

C'est une fiction. Il y eu, certes, un certain nombre de crimes de guerre incontestables lorsque l'armée allemande a envahi les départements de l'est et du nord de la France. Mais cette histoire est un conte. Un conte épouvantable, certes, mais un conte quand même.

Tout le village est massacré, y compris la maman. Il reste un survivant : le petit enfant de trois ans.

Et que croyez vous qu'il advienne.

L'officier au casque pointu au soldat donna l'ordre atroce / de fusiller le pauvre gosse

A l'écoute de cette chanson, on frémit, on pleure, mais on bombe le torse, parce que ce petit garçon de trois ans est un exemple autant qu'un martyr et surtout un personnage de fiction.

Mais en 1916 on veut croire à cette fiction intitulée La troisième couleur.

Soudain l'officier blêmissant pousse un cri de rage et de haine / Car sur ses habits bleu et blanc, le sang français du pauvre enfant / Pour braver les prussiens encore,  formait le drapeau tricolore

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