Comment pourrait-on prier autrement ? Que l'on soit catholique, croyant, d'une autre religion ou absolument incroyant, c'est ce que l'on imagine d'une prière en temps de guerre. Nous sommes à la fin de 1914 et déjà raisonne ce Pater de l'espérance, écrit par un aumônier militaire qui signe de ses initiales : M.T.

Carte patriotique montrant un soldat en uniforme dans une tranchée protégé par un ange
Carte patriotique montrant un soldat en uniforme dans une tranchée protégé par un ange © AFP

Or cette prière chantée adressée au Père n'est pas uniquement une prière pacifiste.

Oui, on veut la paix ! oui, on prie pour que la guerre finisse ! Mais on est absolument prêts à se battre, à se battre encore, à se battre toujours.

Mais pour sauver la France / S'il faut plus encore de souffrance / Mon Dieu tous les cœurs sont unis 

Cette prière est aussi une promesse. La France est prête à bien des sacrifices encore. D'ailleurs, le Dieu à qui elle s'adresse est aussi enrôlé dans l'armée française et le texte dit ensuite :

Et qu'une race impie par votre bras anéanti, jamais ne trouble leur repos

Une prière qui demande qu'un race impie soit anéantie, voici Dieu le Père en uniforme bleu horizon

Les invités
L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.