Voici "Les Hindous", une superproduction exotique avec dans le premier rôle, des soldats hindous. Des soldats hindous qui se battent sous l'uniforme anglais.

Des hindous photographiés à Marseille
Des hindous photographiés à Marseille © AFP

L'Indian Expeditionary Force est uniquement composée de volontaires qui seront sur tous les fronts. En France, bien sûr. Aux Dardanelles. Dans tous les combats menés par les anglais au Moyen-Orient contre les allemands. Mais aussi pour maintenir l'ordre dans l'immense empire britannique.

Et l'imaginaire français s'emporte. "Des guerriers mulâtres, aux grands yeux noirs" nous dit cette chanson. On mobilise toutes les images de l'Inde que l'on a trouvé dans Jules Verne ou dans les films exotiques. Des histoires de sorciers et de malédiction qui finissent par devenir une troublante chanson de guerre sur une musique de Vincent Scotto.

Vous voyez le tableau. 

Les hindous rampent comme des serpents noirs hors de leurs tranchées, le poignard entre les dents.

C'est sans doute très photogénique, très cinématographique, mais assez peu exact du point de vue de l'histoire militaire. Des guerriers en turban, ça fait rêver mais en général, ils portaient quand même un casque en acier.

Casque qui n'a pas empêcher 9 000 hindous de laisser leur vie sur le sol de France.

Les hindous

Là-bas sur la mer immense,
Quels sont ces bateaux?
Qui vers la Terre de France
Vont au fil de l'eau?
Dans leurs flans ils portent
Toute une cohorte
D'hommes quittant leurs foyers,
Des guerriers mulâtres
Qui viennent combattre
Pour le droit, l'humanité.
Ce sont des hommes aux grands yeux noirs
Ils semblent apporter l'espoir   

(refrain)
Hou... hou... hou...
Voilà les Hindous, Allemands, méfiez-vous.
Leur face est couleur de terre,
Ils lancent leur cri de guerre
Qui retentit  
Comme une plainte dans la nuit
Hou... hou... hou..
Entendez vous Voilà les Hindous...  

Version femme:
Là-bas, dans la grande plaine,
Ils sont retranchés,
Chacun retient son haleine
Il faut avancer
Et dans leur pensée
C'est l'image aimée
De l'amante aux yeux troublants
Son joli visage
Vient comme un mirage
Les caresser doucement
Semblant leur apporter l'espoir  
Qu'un jour ils pourront la revoir  

(au refrain)  

Version homme: 

Là-bas dans la grande plaine
Ils sont retranchés, chacun retient son haleine
Il faut avancer.
Puis avec mystère
Ils sortent de terre
Le poignard entre les dents
Dans la nuit très sombre
Lentement leur ombre glisse, glisse doucement...
Dans la pénombre on peut les voir
Ramper comme des serpents noirs"

Les invités
L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.