Cette chansons célèbre l'industrie. Le texte nous dit bien pour qu'avec eux (les Allemands) nos soldats en terminent, rallumons nos forges, nos usines.

Obus de 270 arrivant sur le front de Verdun en 1916
Obus de 270 arrivant sur le front de Verdun en 1916 © AFP

Nous sommes en 1916 et les besoins de l'artillerie deviennent une obsession pour la France. On produit des millions et des millions d'obus tout en sachant que c'est loin d'être suffisant pour éviter que ne continuent à mourir tant de poilus.

Vous avez bien entendu cette phrase dans cette chansons : 

Car nous avons au front trop de soldats qu'à la mort nous offrons

C'est Joffre qui dirige l'armée française. mais ça ne va pas durer. Il est entré en disgrace après l'échec de l'offensive sur la somme et il sera remplacé à la fin de l'année 1916. Mais le vainqueur de la Marne a encore un beau prestige. Et cette chanson rappelle le partage du travail, les soldats devant et derrière, l'industrie, travaillent pour la guerre.

C'est la mobilisation général qui, au refrain, ne va même plus séparer l'avant de l'arrière, les militaires des civils, les combattants des ouvriers.

A nous la victoire, à nous tous !

L'union sacrée qui confond dans le même effort et la même gloire, le front et les usines.

Des canons, des munitions

Quel est ce bruit qui fait trembler la terre ?
Est-ce la voix puissante du tonnerre ?
Non, mes enfants, ce bruit sourd, c'est la guerre
C'est le Prussien qui rêve d'un État
Où le Français serait un chien soldat
Rage de conquérir, qui dans son cœur fit naître
Le désir d'être un jour de l'Europe le maître
Un maître ! nous ! jamais nous n'en voudrons connaître

{Refrain :}
Allons, debout !
Et feu partout !
Courons, Français, nous ranger en bataille
Des munitions !
Et des canons !
Que l'ennemi tombe sous la mitraille
Allons, debout ! Et feu partout !
La victoire est à nous !

Oui, feu partout ! Où donc est notre race ?
De nos aînés oublions-nous la trace ?
Au champ d'honneur, n'est-on plus face à face ?
Laisserons-nous ces crimes, sans punir ?
Et voulons-nous la guerre, à l’avenir ?
Délivrons pour toujours l'humanité entière
Des conquérants futurs et des fauteurs de guerre
Combattants en avant ! Que ce soit la dernière !

{au Refrain}

Pour qu'avec eux nos soldats en terminent
Réallumons nos forges, nos usines
Que les obus partout s'emmagasinent !
Il nous en faut ! Car nous avons aux fronts
Trop de soldats, qu'à la mort nous offrons
Pendant que notre Joffre avec gloire bataille
Fabriquons nuit et jour et canons et mitraille
Afin d'anéantir l'ennemi qui nous raille

{au Refrain}

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