"Quand y reviendra mon homme" chante-t-on sur des paroles et une musique de Vincent Scotto. Nous sommes en 1916, dans un immeuble ou une concierge se lamente sur l'absence de son mari et se prend à faire des serments pour son retour.

Soldats français partant a l'assaut, baïonnette au canon, lors de la bataille d'Argonne en septembre 1915
Soldats français partant a l'assaut, baïonnette au canon, lors de la bataille d'Argonne en septembre 1915 © AFP

Y'a qu'une p'tite femme gentille qui leur donne d'l'émotion / Elle s'appelle Rosalie et sait leur donner le frisson.

Il y aurait une femme qui console les poilus dans leur tranchés. Une certaine Rosalie. 

Mais voyons, la Rosalie qui donne le frisson aux poilus, c'est Rosalie la baïonnette. C'est son surnom à la baïonnette du fusil Lebel. Une baïonnette qui mesure entre 52 et 64 cms selon les modèles.

Et il faut être mauvaise Française pour croire que Rosalie est une femme. Ces ménagères de la chanson sont l'illustration des terribles pensées qui circulent à l'arrière.

Un indice de plus de mauvais comportement de ces femmes bavardes de l'arrière, le refrain nous dit :

Quand y reviendra mon homme, s'il revient tout entier.

La confiance des Français de l'arrière dans l'issue de la guerre doit être totale. Et sur un joli tempo de valse, Vincent Scotto fait entendre les paroles des mauvaises Françaises.

Ah le cochon, qu'est-ce qu'y prendra, quand mon homme y reviendra

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