Dernier passage dans le Val d’Oise avec encore une bonne démarche auprès des plus jeunes pour aborder une nourriture saine en mettant les mains à la pâte.

Elle a pris le nom des petits tabliers et notre confrère Laurent Grzybowski consacre comme chaque vendredi un article sur cette initiative dans les pages numériques de La Vie. Premier invité, Gabriel Lenot, fondateur des petits tabliers.

Encore un mois avant la clôture d’inscription au concours des prix Innover à la campagne pour les jeunes entreprises installées dans les territoires ruraux qui participent au développement durable. Un rappel des événements qui préparent la remise des prix prévue début 2020 avec Eric de Kermel.

L’Estudiantina d’Argenteuil mériterait une longue place dans nos carnets tellement son histoire est riche et digne des croisements culturels qu’elle a engendré. Pour cause, cet orchestre qui a formé des dizaines d’amateurs à la musique traditionnelle jouée sur des instruments à cordes pincées, les instruments à plectre, vient de l’Italie du 19ème siècle. Mario Monti et sa famille quittent leur Italie natale pour s’installer à Argenteuil là où la main d’œuvre est recherchée. Chez les Monti comme dans bien d‘autres familles immigrées, la case emploi est dans le bâtiment. Mario, le fils, suit le père tout en pratiquant la guitare et la mandoline. Un orchestre va voir le jour dirigé par Mario. Viendront ensuite les cours du dimanche matin dispensés aux enfants des quartiers. Des élèves qui entreront au fur et à mesure dans l’orchestre. Mario Monti est nommé professeur titulaire de la classe de guitare à l’école de musique d’Argenteuil. L’ancien ouvrir ajusteur est immergé à temps plein dans la musique. Etudes de composition, d’harmonie et de contre-point, transcription d’œuvres classiques pour orchestre à plectre, rien n’arrête notre héros. La retraite arrivant, c’est Florentino Calvo, un de ses anciens élèves qui lui succède à la direction d’un orchestre qui comprend aujourd’hui 50 musiciens et à la tête d’une école qui a formé un bon nombre de musiciens professionnels réputés. Pourquoi je vous raconte cette histoire ? Parce qu’elle se déroule dans le Val d’Oise, parce qu’on peut être un bon manuel du bâtiment et posséder l’âme d’un musicien, parce que quand on vient d’un autre pays, non seulement on ne se coupe pas de sa culture, mais en plus on peut la faire partager dans son pays d’adoption. Ça fait 70 ans que ça dure.

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