Les Carnets et le jeu des 1000 euros sont aujourd’hui dans la Sarthe.

Toujours à l’affût des inventions des villes et des campagnes, cette édition se penche sur une histoire peu banale  qui prend racine dans la campagne sarthoise au début des années 30. Sur  l’invitation d’un paysan-artiste-céramiste local, Norbert Bézard, Le Corbusier planche sur un projet utopique de ferme radieuse et de village coopératif dans la commune de Piacé. Il s’agit  alors selon la formule de célèbre architecte de « sortir le monde rural  du romantisme du fumier ». Quelle drôle de formule. Bien que dessiné et  planifié par le Corbusier, le projet restera dans les cartons jusqu’au jour où un designer de la région, Nicolas  Hérisson va décider de reprendre les plans avec son association Piacé Le Radieux, Bézard-le Corbusier. Nicolas que nous avions rencontré une  première fois en 2009 sera notre second invité. 

Notre premier coup de cœur concerne une restauratrice d’accordéons pas tout à fait ordinaire : Camille Hamm qui abime au Mans et alentours un atelier de réparation d'accordéons qu'elle a nommé Les mains sur les anches

Quand des entreprises d’une métropole se mobilisent pour les plus personnes démunies. Cela se passe dans la métropole lyonnaise et cela s’appelle L’entreprise des possibles. L’argumentaire fait tilt : « Parce qu’il y a dans nos entreprises des  femmes et des hommes prêts à s’engager. Parce que nos entreprises ont  des ressources inexploitées qui ne demandent qu’à servir l’intérêt  général. Parce que nos entreprises sont convaincues de leur rôle sociétal ». La mission de ce groupement est de favoriser la  réintégration  sociale des personnes qui n’ont plus de toit  ou  qui pourraient se retrouver à la rue. Illustration de l’engagement de cette entreprise des  possibles : le Cowlodging. Non ne tournez pas le bouton de votre poste :  entendez la mise à disposition de locaux et de terrain à des  associations ou des bailleurs sociaux. Dans le cas lyonnais, il y a une réserve foncière de 3000m2 qui est proposée à Habitat et humanisme que nous connaissons pour avoir invité à plusieurs reprises  son créateur, Bernard Devert. Cet acteur majeur de la lutte en France  contre le mal-logement vient d’aménager ce terrain d’un parc de logements temporaires pour les personnes en très grande  précarité. Il a été baptisé le village mobile, sauf que les mobiles  homes sont des containers transformés en pièces de vie. L’entreprise des  possibles a offert des heures de bénévolat de ses collaborateurs pour élaborer le programme et a soutenu la réalisation  par des dons de journées de congés monétarisés. Le résultat est là avec  la possibilité d’accueillir jusqu’à 80 personnes.

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